‹ Wilfred Laurier à la tribune [microforme]Chapitre 345 sur 571 · LA POLITIQUE DE REPRÉSAILLES · texte numérisé non relu

LA POLITIQUE DE REPRÉSAILLES

était affirmée dans le discours que je viens de lire, mais encore la politique de représailles était prône également comme une excellente politique. Et le gouvernement a déclaré, à maintes reprises, que Île but du tarif qui avait été mis dans les statuts en 1879, la politique fiscale, était d’amoindrir et de détruire le commerce que nous faisions avec les Etats-Unis. Bien plus, la presse ministérielle, la presse salariée, celle qui par conséquent reflète la pensée des ministres, déclarait que le peuple du Canada ne voulait pas du commerce avec les Etats-Unis. Or, je vous le demande, messieurs, en face de cette attitude hostile, est-il connant que le gouvernement américain n'ait jamais voulu ouvrir de négociations avec vous ? Au reste, en eût-il été autrement que le gouvernement aurait fait la même chose. En face de semblables circonstances, je dis que la politique du parti libéral doit être une

politique toute différente. La politique du parti conservateur est une politique de représailles, mais la politique du parti libéral doit être une politique de bonne amitié et de bon vouloir envers les Etats-Unis. C’est en agissant ainsi que nous obtiendrons d'eux un échange de bons procédés.

Il est adrais—et le fait est indéniable.—que le traité de réciprocité passé en 1854, ayant été avantageux aux intérêts du Canada, l’a également été aux intérêts des Etats-Unis. Cependant les Etats-Unis, délibérément, n’ont pas voulu renouveler ce traité, Pourquoi ? La raison, messieurs, c’est qu'à une époque d'épreuves pour la nation américaine, le peuple anglais et le peuple canadien ne lui ont

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