‹ Wilfred Laurier à la tribune [microforme]Chapitre 348 sur 571 · A NOUS DONNER L'UNION COMMERCIALE · texte numérisé non relu

A NOUS DONNER L'UNION COMMERCIALE

Nous savons qu'un membre du Congrès américain, M. Butterworth, a introduit un bill dans ce sens au Congrès américain. Nous savons aussi que M. Wiman est venu tout dernièrement à Ontario pour engager cette province à adopter cette idée de Punion commerciale. Nous savons que la ville de Détroit et d’autres villes et les corps commerciaux de cette ville se sont prononcés jusqu'à un certain point en faveur de l’union commerciale. Si l’on me demande maintenant mon opinion, la voici : je ne suis pas prêt pour ma part à déclarer que Punion commerciale est une idée acceptable. Jene suis pas prêt pour ma part à déclarer que Punion commerciale devrait être adoptée au moment présent. Il faudra beaucoup d'étude et de réflexion avant de trancher cette question ; il y a beaucoup à dire pour et contre.

L'idée de l'union commerciale peut être réalisable peut-être aussi est-elle environnée de difficultés ng1rmontables. Mais je dirai ceci, et voilà ma politique actuelle : c’est que le temps est arrivé où il faut abandonner la politique de représailles suivie jusqu'ici par le gouvernement canadien : le temps est arrivé où il faut montrer au peuple américain que nous sommes frères. Le temps est arrivé où il nous faut leur tendre la main, tout en tenant compte des devoirs que nous devons à notre-mère patrie. (Bravos et applaudissements.) L

On à parlé dans certains quartiers--et je suis également obligé d'en parler—d’une

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