‹ Wilfred Laurier à la tribune [microforme]Chapitre 349 sur 571 · LE · texte numérisé non relu

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Bretagne, comme une alternative à l’union commerciale avec les Etats-Unis. Pour ma part, je dirai de l'union commerciale avec la Grande-Bretagne ce que j'ai dit de l’union commerciale avec les Etats-Unis. Je ne crois pas que la question ait été discutée pratiquement jusqu’aujourd’hui. Certes, si cetobiet était réalisable tous nos intérêts étant sauvegardés du reste, j'accepterais un traité de commerce de cette nature. [l est permis de supposer que ce mouvement serait suivi par tous les pays qui aujourd’hui reconnaissent la suzeraineté de la Grande-Bretagne. Il y a quelques années, en 1883 ou en 1884, M. Rouher, l’un des hommes les plus éminents de la France, disait : ‘‘A l'heure qu'il est, l’équilibre du monde ne repose plus, comme par le passé, sur les Alpes et les Pyrénées, il repose sur les deux hémisphères.” Ce qui était vrai à cette époque, dans l’ordre politique, est vrai aujourd’hui dans l’ordre commercial. Le commerce du monde, qui était autrefois limité aux nations de l’Europe, embrasse aujourd’hui le monde entier.

Il est donc permis de croire que toutes les nations qui reconnaissent la suzeraineté dela Grande-Bretagne consentiraient à se rallier par des traités commeraux. Aujourd’hui on envoie des délégués en Australie dans ce but. Qu'est-ce qu'il y aurait de plus facile que d'ouvrir un commerce avec l'Australie, que d'avoir un traité de commerce avec le continent australien ? Messieurs, je crois l’idée bienfaisante et juste, ets’il en est ainsi, je crois qu'elle finira par triompher.

Messieurs, il y a une infinité d’autres questions dont j'aurais aimé à vous entretenir aujourd'hui ; mais, dans une circonstance comme celle-ci, il est impossible de passer en revue toutes les questions potiques qui méritent l'attention du peuple du Canada. Je ne puis aujourd’hui qu’effleurer les difficultés dont la solution me parait urgente, mais ne serait, pour peu qu'elle : oit différée,

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