‹ Wilfred Laurier à la tribune [microforme]Chapitre 362 sur 571 · ET QUI DEMANDE REMÈDE · texte numérisé non relu

ET QUI DEMANDE REMÈDE

Cette situation crée nécessairement un sentiment d'irritation et de méc onteniemne ent qu'il importe de dis siper ; ne au premier jour cela nous jouera quelque mauvais tour.

Les a messieurs d'en face disent qu'il nya rien de bien neuf dans notre langage. L’honorable ministre de l'Intérieur a dit, dans sa réponse à mon ami de South-Oxford (sir Richard Cartwright), que lesarguments de celui-ci étaient du réchauffé, que tout cela avait déjà été dit aux élections de 15882 et de 1887. Kh bien, soit, il n’y a rien de nouveau dans nos arguments. Ils ont été employés en 1882, ils ont été répétés en 1857 ; mon honorable ami aurait pu ajouter qu'ils avaient été invoqués aux élections de 178. Il aurait pu ajouter que, si lui et ses amis sont revenus au pouvoir, c'est parce que de 1876 à ASS ils avaient fait au gouverrement du temps un grand re pres he de l’émigration qui, je l'admets, sévis sait alors. [ls s’en prenaient à mon honorable voisin de gauche et p:omettaient d'enrayer l'émigration di leur retour au pouvoir, et aujourd’hui ils sont tenus en honneur de racheter leurs promesses orales et écrites ei l'arrêter le mouvement d’émigration. Qu'on me pernette de complèter ma pensée en rafraichissant la mémoire dec 68 messiet is sur le langage qu'ils tenaient avant 1878. Le chef du gouvernement lui-même, qui état alors chef de l’opposition, va justement me

fournir la meilleure citation que je puisse désirer Voici, mot pour mot, ce qu’il disait dans son discours de Parkdale, en juillet 1878:

Non seulement le pays souffre d’une dépression générale dans toutes les branches d'industrie et de commerce, mais la population s'expatrie en masse pour aller chercher de l'emploi dans les manufactures des Etats-Unis.

Un deéputé.—Relisez donc cela.

M. Laurier.—Je ne recommencerai pas ma lecture, mas Je poursuls :

N'est-il pas honteux, criant, de voir que, dans un pays fertile, avec un climat salubre, avec un peuple robuste et intel. ligent, avec de bonnes lois, 500,000 üe nos compatriotes se sons vus obligés de traverser la frontière depuis quelques anrées et sont allés se fixer aux Etats-Unis, parce qu'ils ne trouvaient pas ici d'emploi pour leur énergie, leurs aptitudes et leur esprit d'entreprise, par suite de la mauvaise politique de nos gouvernants ?

Monsieur l’Orateur, si c'était si honteux, si criant, en 1878, de voir que 509,009 de nos compatriotes étaient passés de l’autre côté de la frontière, quelle épithète assez énergique faudra-t-il appliquer à la conduite de ces hommes qui avaient engagé leur parole qu'ils mettraient fin à ce mouvement, qu'ils enrayeraient l'émigration, mais qui l’ont portée

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