‹ Wilfred Laurier à la tribune [microforme]Chapitre 364 sur 571 · PAS ENCORE TROUVÉ LES CONDITIONS ÉCONOMIQUES · texte numérisé non relu

PAS ENCORE TROUVÉ LES CONDITIONS ÉCONOMIQUES

requises pour faire produire e à notre pays autant qu'il le devrait, parce qu'il n’y a pas d'équilibre chez nous entre la consommation et la production, parce que nous n'avons pas encore trouvé de débouchés sufisants pour l'énergie et l’activité nationales à mesure que cette activite et cette énergie augmentent Dans de telles conditions, le travail du peuple ne apports int pas et ne devant jamais rapporter autant que s’il était mis dans des conditions économiques différentes, comment peut-on s'attendre que le pays soit heureux et qu’il soit fier de ses institutions Le marchand de bois, le cultivateur etle manufacturier travaillent, mais leurs efforts sont comparativement stériles ; et si vous leur demandez quelles sont les conditions économiques qu'il leur faut pour rendre leurs efforts aussi fructueux qu'ils devritent l'être, ils vous répondront : “Il nous faut de l’espace, il nous faut un champ d'action plus vaste.” Le pêcheur vous dira que, s’il pouvait erivoyer 80n poisson sans frais de douane à Boston et à Portland, il ne demanderait rien

de plus ; le cultivateur vous répondra que, si es pro- de duits pouvaient atteindre les cités et les villes d'au delà de la frontière, et qui sont presque à sa porte, mu il ne demanderait rien de plus ; le marchand de bois El vous dira que, s’il avait accès à ces immenses éten- del dues de territoires qui ont tant besoin de nos pro- ont duits forestiers, ses désirs seraient comblés ; et le ran manufacturier--le vrai manufacturier, Ho lei PAS LE MONOPOLIATE-- 2,0 mel vous dira qu'il demande non pas dez faveurs, mais l'ép Lk champ libre seulement. Eliminez les barrières qui RARES RTE obstruent la route, et il sera prêt à soutenir la concur- d'a FERA rence avec les Américains, et sur leurs propres mar- par 11 chés. con { Dans le cours de l’été dernier, M. Butterworth,

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qui est bien connu en ce pays, et qui a les mêmes vues que nous sur les relations qui devraient exister entre le Canada et les Etats-Unis, M. Butterworth, parlant sur ce sujet à Détroit, fit une remarque qui me parut à la fois singulièrement et historiquement vraie. fl dit ceci:

L'histoire de toutes les nations n'est que le récit du travail qu’elles s'imposent pour agrandir le chotwup de leur trafic et de leur commerce,

Plus nous étudions ces paroles, plus nous nous convainquons qu'elle sont éminemment vraies. En effet. l'histoire du genre humain montre qu'aussitôt qu'une nation a conquis sa liberté, l'énergie du peuple qui jusque là s'était consumée en agitations politiques, se tourne vers le travail et l’industrie. Bientôt la capacité de production du pays excède sa capacité de consommation ; alors il faut chercher de nouveaux canaux pour écouler cette exubérance de produits, et dès lors l'histoire de cette nation devient une suite d’ef- Iorts

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