LE CHAMP ENTIER DES RELATIONS COMMERCIALES
mais les propositions des plénipotentiaires britanniques demandaient seulement une plus grande latitude äans les relations commerciales que celle qui existe maintenant. Je dis que les plénipotentiaires britanniques étaient contrôlés par quelque influence, soit par le gouvernement canadien, soit par le gouvernement anglais ; dans tous les cas, ce qui est arrivé, c’est que les plénipotentiaires anglais n’ont pas coucouru dans les intentions de M. Bayard lors de la discussion du traité.
Vous ie voyez donc, monsieur l'Orateur, le temps est éminenunent bien choisi pour agir dans le sens indiqué par mon honorable ami de gauche et pour envoyer un délégué au gouvernement de Washington, afin d'y travailler, s'il trouve que la chose est encore possible, À faire disparaître ce danger d’hostiüités de nos frontières, Mais le gouvernement ne fera pas cela. Même si cette proposition lui était faite comme je crois qu'elle lui a été faite lors de la discussion du traité, illa repousserait. [1 ne veut pas de la réciprocité illimitée. I s’en tient à ta réciprocité limitée. [1 maintient l'offre qu'il a inscrite dans le statut de donner la réciprocite sur les poduits naturels seulement, Quelle raison donne-t-il pour justifier cette conduite ? La raison qu'il donne, c’est qu’à l'heure qu'il est, la réciprocite illimitée serait fatale à nos manufactures. En bien, monsieur, voyons ce que vaut cet argument, que la
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réciprocité illimitée serait fatale à nos manufactures. Il est admis que la réciprocité illimitée comprendrait la réciprocité sur les produits naturels, et les messieurs de l’autre côté sont prêts à accorder cela. Ils admettent donc que la réciprocité sur les produits naturels serait favoruuie à ceux qui les iüurnisseut ec les produisent, ou, en d’autres mots, qu'elle serait profitable aux cultivateurs. Ils prétendent que l'intérêt des cultivateurs est sur ce point en conflit avec celui des manufacturiers. Ils admettent que la réciprocité illimitée, qui comprend la réciprocité sur les produits naturels, favoriserait la classe agricole ; mais ils soutiennent qu’elle serait en même temps préjudiciable que manufacturiers, Je n’admets pas cet argument,
quelqu'il soit, parce que je crois que