LA RÉCIPROCITÉ SERAIT FAVORABLE A TOUS
Mais, s'il arrive que nous soyons forcés de choisir entre ceux qui fournissent les produits naturels et les manufacturiers, pour ma part mon choix est fait ; je suis pour l'industrie qui compte pour 70 par cent dans notre population. Je suis pour cette industrie sans laquelle aucune autre ne peut exister. Mais, monsieur l'Orateur, je ne puis en aucune manière admettre l'argument. Je n’admets pas un seul instant que laréciprocité dans les produits manufacturés soit nuisible aux manufacturiers. Quelle est l’objection ? C’est que nos jeunes industries, comme on les appelle, ne sont pas encore assez fortes pour soutenir la concurrence contre celles du peuple américain. Monsieur, c’est une particularité de ces enfants appelés mdustries de ue jamais croître, Ce sont des monstres, lusus nature; leur appétit est insatiable, et cependant ils ne deviennent j jamais forts. Il 'aut les lire manger, les purter dans ses bras: abandonnés À eux-mêmes, ils gémissent de la maaitre la plus pitoyable et ne peuvent se tenir sur leurs jambes. Ces rachitiques sont en réalité si faibles qu'ils s'entendent entre eux et complotent pour extorquer du pays, non seulement ce qu'il leur donne volontaire-
LE te miens
RS Em em a a y
ment, mais encore ce qu'il ne veut pas leur accorder, Ah ! je conçois très-bien que le monopoleur ne veuille pas de la réciprocité illimitée. Le marché lui appartient à lui seul ; un marché de bien peu d’étendue, ilest vrai, mais qui lui appartient entièrement et ne lui donne pas de concurrence ; car,s’il y avait concurrence, il lui faudrait travailler de la tête et des bag ccinme tout le monde. Mais |