PLUS ÉTROITEMENT UNIS QUE JAMAIS
De ce côté de la Chambre, nous prédisons que l’adoption de la résolution de mon honorable ami aura pour effet d'amener à ce pays une telle prospérité que le commerce augmentera, non seulement entre le Canada et les Etats-Unis, mais entre le Canada et la Grande- Bretagne clle-même, et rendra notre union avec cette dernière encore plus étroite.
Je ne voudrais pas non plus, monsieur, traiter à la légère les craintes de ceux qui, à la veille d’un
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grand événement comme celui-ci le sera certainement, sont pris d’indécision et de terreur devant l’inconnu. Je m'explique parfaitement ce sentiment. Même quand on est hien convaincu qu’une certaine situativn politique est devenue intolérable,qu'un changement s'impose, il se peut qu’on se méprenne sur la réforme projetée. Par exemple, il peut arriver au plus radical réformiste d’entre nous, quelque convaincu qu’il soit qu’une revision de l'acte d’union qui lie les trois ruyaumes est devenue nécessaire, d’éprouver des craintes à l’approche d’un changement. Avec un passé aussi glorieux, quand le présent, en dépit des maux intolérables qui le désolent, a rendu l'Angleterre aussi puissante, celui-là même qui voudrait amender la constitution et l’amender'‘efficacement, de manière à remédier aux maux existants, celui-là même, monsieur, ne toucherait peut-être à l'ordre de chuses existant que d’une main tremblante. Mais tout cela n’empêche,—et les turies les plus ardents l’admettront,— que l’histoire de J’Angleterre a été