ILS SE RÉJOUIRONT
de l’adoption de la résolution de mon honorable ami, —car elle doit être adoptée un jour ou l’autre, —ils s’en réjouiront, en dépit de l’horreur que, fidèles à leurs instincts tories, ils éprouvent à la vue detoute réforme nécessaire.
Monsieur, Je ne veux traiter qu'avec respect les protestations qui sont élevées contre le changement du présent état de chose.
Cela me rappelle certaines paroles d’Armand Carrel,un Français doué d’un talent considérable, et
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promettant, qui malheureusement a succumbé prématurément, victime de cette malédiction de la civilisation française, le duel. Armand Carrel était officier dans l’armée française, mais il l’abandonna pour prendre part à l’une des nombreuses insurrections qui éclatèrent en Espagne vers l’année 1820, en faveur du gouvernement constitutionnel. Il fut fait prisonnier, jugé par une cour martiale et condamné à mort, mais, après toute une série d'incidents plus dramatiques les uns que les autres, il fut finalement acquitté. Quelques années après, parlant des événements qui avaient amené ces insurrections : la révolution française, les guerres napoléoniennes et les désordres organiques créés par ces événements, et par suite les nouvelles aspirations développées dans certaines classes de la société, par contraste avec l'immense attachement à l’ancien régime et le désir ardent de restauration qui animait d’autres classes de la société, voici ce qu'écrivait Armand Carrel :
Les choses, dans leurs continuelles et fatales tranisforma., tions, n’entrainent point avec elles toutes les intelligences ; elles ne domptent point tous les caractères avec une égale facilité, elles ne prennent pas même soin de tous les intérêts ; c'est ce qu’il faut comprendre, et pardonner quelque chose aux protestations qui s'élèvent en faveur du passé. Quand une époque est finie, le moule est brisé, et il suffit à la Providence qu'il ne se puisse refaire...
Ves mots me semblent pleins desens, ils semblent apprendre aux Réformistes qu’il est de leur devoir de se tenir toujours à la hauteur des circonstances de l'heure présente sans en craindre les conséquences ni pour eux-mêmes ni pour le pays, respectant toujours, sans en tenir compte, les protestations qu’on oppusera inévitablement en faveur du passé ; —selon le mot du président Lincoln, “sans malice pour personne, avec charité pour tous, avec fermeté dans le droit tel que Dieu nous le fait voir.” Dans cette conviction, monsieur. j'en appelle, en cette vccasion, à tous les réfor miste: ; j’en appelle, non seulement à ceux qui font
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partie de l’organisation de la réfurme, mais à tous c eux qui croient que