‹ Wilfred Laurier à la tribune [microforme]Chapitre 407 sur 571 · LE MONDE NE PEUT RESTER ‘STATIONNAIRE · texte numérisé non relu

LE MONDE NE PEUT RESTER ‘STATIONNAIRE

J'en appelle à tous ceux qui croient que de nouvelles exigences surgissent continuellement et qu’on doit en tenir compte ; j’en appelle à tous ceux qui croient que les conditions économiques actuelle: du Canada sont fausses et dangereuses ; j'en appelie aux vieillards qui duns leur jeunesse ont subi les désastres de nombreuses batailles en faveur de la réforme, et qui ont donné un coup d'épaule pour élever le puys au niveau qu'il occupe aujourd’hui; j'en appelle aux jeunes qui doivent viser à relever encore le niveau de {ous pays ;—je demande à tous leur appui dans la tâche que nous avons entreprise,

Monsieurs, nos adversaires, en cette occasion encore, se servent de leur vieille arme, l’injure. Ils nous traitent de déloyaux, de traîtres et d’änexionistes. Ces invectives ne nous effraient pas. Elles ne sont que le prélude de celles que nous réservent nus adversaires. Ils feront aussi appel à tous les préjugés qui peuvent exister chez le peuple contre une telle politique. Ils dénatureront les plus nobles sentiments afin de faire naître de la défiance contre cette politique ; ils fouilleront les replis étroits du cœur afin d'y éveiller tout ce qu’il peut y avoir de bas et de vil contre cette politique nouvelle. Mais de telles tactiques ne nous inquiètent point. Nous avons déjà fai face à tout cela et nous pouvons encore y faire face.

T's disent que, sans aucun doute, le peuple nous repoussera et que la victoire se posera encore une fois sur le drapeau conservateur. Nous dédaignons ces considérations. Nos vues sont plus élevées, notre but est plus noble que ces considérations basses, vulgaires, viles et mesquines. Maïs, monsieur l’Orateur, je m'adresse à tous ceux qui croient que la politique n'est pas commerce, ni un gain; je m'adre:se à tous ceux qui croient que la politique est un devoir impérieus et qu’il faut remplir, non en vue du gain à atteindre,

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mais pour le seul amour du devoir, et à ceux-là. je dis dans le langage du poète:

Onward, throw all terrors off!

Slight the scorns, scorn the scoff.

In the race, and not the prize, Glory's true distinction lies.

Triumph herds with meanest things Common robbers, vilest slinss, "Mid the reckless multitude !

But the generous, but the good Stand in modesty alone,

Still serenely struggling on Planting peacefully the seeds

Of bright hopes and better deeds.

Je crois, monsieur l’Orateur, qu'en proposant sa résolution, mon honorable ami à ma gauche a jeté en terre Ja semence d'espérances plus brillantes et de jours meilleurs pour ce pays. Nous pouvons sulir un échec, mais, comme l’a dit mon honorable ami de l'Ile du Prince Edouard (M. Davies) il y a quelques jours,

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