‹ Wilfred Laurier à la tribune [microforme]Chapitre 409 sur 571 · SÉANCE DU 2} AVRIL ÎLSSS · texte numérisé non relu

SÉANCE DU 2} AVRIL ÎLSSS

De toutes les courtes harangues prononcées à la Chambre des Communes à l’accasion de la mort d’unidéputé, c'est peutêtre celle-ci qui a produit le plus profond effet. Elle est restée au Parlement comme un modèle du genre.

(Traduction) MONSIEUR L'ORATEUR ?

En secondant cette proposition, je ne sais trop comment exprimer l’émotion que nous cause ce douuloureux événement. Engagés comme nous le sommes dans des luttes de tous les instants ; divisés, comme nous le sommes, dans nos aspirations, luttant chaque jour, et quelquefois avec passion, pour le triomphe de nus convictions respectives, nous sommes trop enclins à oublier qu'après tout il existe entre nous tous une solidarité universelle ; et lorsqu'un homme de la valeur de M. White est enlevé d'au milieu de nous, chacun se sent individuellement frappé, et, pour la première fois peut-être, nous nous rendons compte du mérite de celui qui n’est plus. Mais c’est le malheur de notre nature : nous ne savons apprécier pleinement ce que nous avons que quand nous ne l'avons plus. C’est à l’obsession de cette pensée que je me sens incapable d'échapper en ce moment.

La mort de M. White est une grande perte pour le pays, et je comprends l'extrême acuité de la douleur de ses amis. Son énergie indomptable, ses con-

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