ÉLOGE DE FEU THOMAS WHITE
naissances profondes sur toutes les questions politiques, ses grandes aptitudes administratives, son habileté dans la discussion et son talent oratoire, toutes ces qualités réunies, dis-je, en faisaient une puissance pour son parti.
Comme l’a dit le ministre des Travaux Publics, nous, les députés de la gauche, ne saurions oublier qu’en toutes circonstances, soit dans cette chambre, soit dans ses relations privées, M. White s’est toujours montré poli, courtois et obligeant.
Si cette perte est cruelle pour le pays et pour le parti auquel appartenait M. White, personne, j'en suis sûr, ne l’a ressentie plus vivement que celui qui est depuis si longtemps à la tête de son parti, le premier ministre. Nous sympathisons tous avec lui en cette triste circonstance, et, malgré nos divergences d'opinions sur diverses questions, nous comprenons qu’à son âge la mort d’un vieil ami intime doit être pour lui un coup bien douloureux.
Depuis quelque temps, nous avons été cruellement éprouvés, et M. White est le neuvième de nos collègues que la mort enlève depuis les dernières élections. Cette mort si imprévue. après tant d'autres, nous rappelle le mot saisissant de Burke: * Quelles ombres nous sommes ! quelles ombres nous poursuivons |
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