M.LE PRÉSIDENT, MESSIEURS
J'essaierais en vain de trouver des expressions afin de vous peindre toute la reconnaissance dont je vous suis redevable pour le bienveillant accueil qui m'est fait aujourd’hui. Croyez que je parle du fond du cœur et que mes paroles ne sont pas cles paroles de pure convention que dicte la politesse. C’est avec une émotion profonde que je parle et, si les convenances me permettaient de parler plus longtemps
de moi, j'ajouterais que rien dans ma vie ne m'a fait plus de plaisir que la manière dont je viens d’être accueilli par mes concituyens d° Ontario, surtout après avoir été élevé, grâce à la bienveillance ‘e de mes amis dans la Chambre des Communes, à la position que j'occupe.
Je vous suis spécialement reconnaissant, à vous monsieur le président, pour les bonnes paroles que vous avez dites de moi.
Je suis Canadien-Français, comme je n'ai pas besoins de vous le répéter. Vous le savez déjà, et il est inutile de vous le dire de nouveau. Mais, quelque vif que soit mon amour pour la patrie de mes ancétres, je demeure avant tout loyal sujet dela Reine d'Angleterre, et de plus citoyen du Canada. (Applaudissements.)
Il n’est pas nécessaire de vous dire que le parti libéral a beaucoup souffert