DE LA DISPARITION DE M. BLAKE
(Bravos.) C’est une personnalité. C’est un de ces alliés fqui ne se remplacent point. Si notre parti n'a pas souffert davantage par le fait de sa retraite de la direction, c’est dû d’abord à l'exemple qu'il nous a donné et à la force que ce même parti a acquise grâce à lui; c'est dû aussi pour beaucoup aux hommes habiles qui m’'entourent dans la Chambre des Communes et en particulier à mon honorable ami sir Richard Cartwright (bruyants applaudissements), qu'on doit féliciter d’avoir inauguré, dans le cours de la session dernière, une politique qui, bien qu'attaquée par le flot furieux des factions, bien qu'assaillie par des hommes aveuglés par les préjugés, bien que lipendée e par les envieux,devra cependant triompher. comme je l'espère, dans ce comté de Halton pas plus tard que dans huit jours.
Je suis venu ici pour vous parler d’une question qui s'impose en ce moment à notre attention. Quant à moi, quoique je sois aujourd’hui le chef responsable
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A OAKVILLE EN 1888
du parti de la Réforme, jene veux et n'ai d'autre mérite que celui d’appartenir à ce grand parti, Et par partisan de la Réforme je n’entends ee parler seulement de ceux qui sont dans les rangs dece parti, mais de tous les citoyens qui croient que le monde ne eut rester stationnaire, Une société.ne peut progresser à moins que ses membres n'admettent en principe qu'il faut faire les changements requis par les besoins nouveaux de cette société. C'est à le principe qui nous fait agir.
Je vois devant moi un grand nombre d'hommes qui évidemment sont des vétérans dans les luttes du parti Réformiste, et rien ne me fait plus plaisir que de voir près de moi sur cette estrade mon vieil ami Joe Rymal (applaudissements), dont le nom est fumilier dans tous les foyers d'Ontario, un de ces vétérans de la Réforme qu'on voit depuis tant d'années au plus épais de la mêlée, dans toutes les batailles. M. Rynmlet d’autres de sa génération peuvent attester que pas une génération n'a passé au Canada sans avoir 66 témoin de combats livrés pour la cause de la Réforme et de tentatives de ses partisans pour faire disparaître quelque mal social. Tls se rappellent que, dans les premières années de leur jeunesse, notre pays, non-seulement le Haut-Canada, mais aussi le Bas- Canada où je suis n6, était la proie de quelques favoris qui jouissaient sans travail de nos richesses.
Ils se rappellent que Robert Baldwin passa presque toute sa vie à lutter contre cet abus et à obtenir enfin le gouvernement par le peuple et pour le peuple, (Applaudissements.) Ils se rappellent qu'à peine ce mal était-il disparu, un autre surgissait.