UNE ÉNORME DÉPERDITION DE POPULATION
C'est par centaines, on peut dire par milliers, que nos compatriotes Apens chaque jour notre pays pour aller offrir leur travail à nos voisins. Je sais que c'est là une chose que la presse conservatrice va nier, mais j'en appelle aux gens intelligents. Si la presse nie cette proposition, elle peut aussi bien nier que le so:eil luit, que le feu brûle, que la nuit succède au jour et le jour à la nuit, que deux et deux font quatre. (Applaudissements.) Ilest aussi raisonnable de nier l’une de ces vérités de la Palisse que de nier l’émigration. Je n’appellerai pas la statistique à mon secours pour prouver ce que j’avance, mais j'en appelle à l'intelligence, j’en appelle à l’expériencé de tous ceux qui n'entendent. Mais, monsieur, je peux dire dan: Nos ce que j'ai dit souvent dans ma province; il a pas un homme, pas un seul homme de même origine que moi et âgé de quarante où quarante- cinq ans, qui nait pas un proche parent de l’autre c: té de la frontière : un père, un fils, un oncle ou un cousin. Ceci peut paraître un peu absolu, et cependant je ne crains pas d’être contredit pour ce qui regarde la province de Québec. J’aflirme de nouveau qu'ilnya pas aujourd’hui un seul Canadien-Français dans Québec, dans les quarante-cinq ans, que ne compte pas
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