À SAINT-THOMAS (ONT
du temps, que nous allions forcer cette grande nation à tomber sur ses genoux et l’obliger, par la contrainte, de nous rendre ce qu’elle n’a pas voulu nous donner jusqu'ici de sun propre mouvement, eh bien, c'était la plus monumentale fanfaronnade qu’il soit donné à âme qui vive d'entendre.
Qu'arriva-t-il ensuite? Survinrent les différends à propos du traité de 1818 concernant les pécheries. Loin de procéder à l'amiable, notre gouvernement semble avoir pris à tâche de pousser leur patience à bout. Et nous nous étonnons, après tout cela, de leur reius de maintenir des relations amicales, favorables à nos intérêts comme aux leurs! Jele répète, il est plus temps que jamais de changer complètement de politique à l'égard des Etats-Unis. Après tout, le sang est plus fort que l’eau. Ceux qui vivent de l’autre côté de la frontière sont originaires, comme la plupart d’entre nous, des Iles Britanniques. Ils ont la même littérature, la même langue que nous. Le temps est venu de resserrer nos relations avec eux. Restons ce que nous sommes dans l’ordre politique, mais convenons luyalement de part et d’autre qu'il y va de l'intérêt des uns comme des autres de faire main basse sur tout cet encombrant attirail de lois douanières et de faciliter l'échange libre des produits d'un côté à l’autre de la frontière.
Voilà la politique du parti libéral. Pour ma part, je crois que le temps des jalousies et des mauvais traitements est passé, et qu'aujourd'hui nous sommes heureux de leur succès et de leur progrès, que nous sommes des amis sincères, je dirai même des frères, et que, si nous le voulons, nous n’aurions pas la moindre difficulté à atteindre l’objet en vue
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