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DISCOURS DE M. LAURIER à (SÉANCE DU 28 MARS.) (Traduction) MONSIEUR L'ORATEUR,
Il n'arrive pas souvent, monsieur, que la gauche ait l'occasion d'appuyer la politique du gouvernement; mais dans le cas présent, lorque le gouvernement est attaqué par un certain nombre de ses propres partisans et que sa conduite a déjà provoqué une agitation qui malheureusement n’est pas exempte d’animosité religieuse, je ne dirai assurément rien qui soit de nature à attiser cette animosité religieuse ; et, répétant ce qu’a dit, cet après-midi, mon honorable ami ie député de Bethwell (M. Mills), dans son admirable discours, je déclare que le parti libéral, sauf quelques exceptions que je respecte, approuve entièrement l’attitude du gouvernement sur la question qui fait l’objet de ce débat. D'ailleurs, nulle autre ligne de conduite de la part de la gauche ne serait conforme à la politique que nous défendons depuis quinze à vingt ans ou plutôt depuis la Confédération. Aussi, je m'empresse de féliciter le gouvernement d’en être enfin arrivé à admettre la vraie politique qu’il a souvent combattue, savoir : que le seul moyen d’administrer avec succès les affaires de la Confédération est de reconnaître le principe des droits provinciaux. Et je dois dire que, si le gouvernement est aujourd’hui en butte à ces difficultés de la part de ses propres amis, s’il se trouve en présence de l'agitation qui règne actuellement dont la province d’Ontario et dont nous n’avons as encore vu la fin, d’après ce que nous a déclaré hier l'honorable député de Simcve-Nord (M. MeCarthy), c’est dû