‹ Wilfred Laurier à la tribune [microforme]Chapitre 441 sur 571 · ENTIÈREMENT A SA FAUSSE POLITIQUE · texte numérisé non relu

ENTIÈREMENT A SA FAUSSE POLITIQUE

devant les conséquences de laquelle il est enfin obligé de reculer ; c’est dû entièrement à la manière dont il

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a gouverné le pays et aux moyens dont il s’est servi pour obtenir la majorité qui l’appuie.

Ceci, monsieur l'Orateur, n’est pas une question de parti: c’est tout au plus une querelle de famille ; c’est simplement un désordre domestique dans les rangs du parti conservateur. Une fraction de ce parti veut aujourd’hui que le gouvernement applique, quoiqu'il puisse arriver, la doctrine du désaveu qu'il a enseignée et qu’il a plus d’une fois demandé à ses partisans d'appuyer. Or, le jour de la rétribution doit, tôt ou tard, arriver, et je crois qu’il s'annonce pour le gouvernement. Les deux principales provinces de la Confédération diffèrent considérablement entre elles. L’une est française, l’autre anglaise, l’une catholique et l’autre protestante. Chacune d'elles à des préjugés particuliers à sa race et à sa croyance. Je dis préjugés à dessein ; et je n’emploie pas cette expression comme terme de mépris, car tout le monde admettra que les hommes à convictions fortement enracinées sont généralement portés par une exagération de sentiment à dépasser les conséquences légitimes de leurs convictions. Or, j’accuse le gouvernement et le parti conservateur de n'avoir réussi, depuis 1824 à garder le pouvoir presque sans interruption,

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