N'ONT PAS CESSÉ DE LES RÉCLAMER
comme leur propriété.
Pouvait-on laisser les choses dans cet état ? Etaitil possible que, dans un pays catholique comme la province de Québec, ces protestations n’eussent aucun résultat ? Bien des fois, vous le savez, le gouvernement de Québec a essayé de disposer de ces biens et de régler la question, M. Mercier n’est pas le seul chef de gouvernement qui ait entrepris de la régler. A plusieurs reprises, ses prédécesseurs l’ont tenté. Il y avait une raison pour cela. Ces biens sont évalués aujourd'hui par M. Rivard, qui en a la surveillance, à $1.- 200,000, Ils ne rapportent que $22,009 de revenus, soit moins de 2 pour cent. Une partie des biens n’a aucune valeur annuelle. L'ancien collège des Jésuites, par exemple, au centre même de la ville de Québec, en face de la basilique, ne rapporte pas un sou derevenu, mais au contraire, il constitue une charge pour le trésor de la province, tandis qu’il se vendrait un bon prix s’il était mis en vente. Le gouvernement de Qutbec a souvent essayé d'en disposer, mais chaque fois les autorités religieuses ont réclamé la propriété et on! fait échouer ia vente.
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Les choses devaient-elles rester éternellement dans cet état ? Plus d’une fois la question a été amen‘*. rle tapis. En 1876, M. de Boucherville a essayé, mais en vain, de la régler avec les autorités religieuses de la province. On a affirmé plusieurs fois dans les journaux, bien que la chose n'ait jamais été annoncée officiellement, que M. Chapleau était entré en négociation avec les autorités religieuses lorsqu'il était premier miuistre, et qu'il était allé jusqu’à leur offrir $500,000 en règlement de leurs réclamations sur ces biens. J'ignore jusqu'à quel point cela est vrai. Je ne parle que d’après ce qu'ont dit les journaux. Mais il est certain que M. Ross, qui lui a succédé comme premier ministre quelques années après, à entrepris de régler la question, Les négociations n'ont abouti à rien, et pourquoi ? Parce qu'il fallait du courage pour régler cette question, parce qu'il était certain que celui qui la règlerait aurait à affronter beaucoup de préingés, comme l’a prouvé l’événement.