‹ Wilfred Laurier à la tribune [microforme]Chapitre 455 sur 571 · SES ARGUMENTS ONT ÊTÉ SI CONCLUANTS · texte numérisé non relu

SES ARGUMENTS ONT ÊTÉ SI CONCLUANTS

que l’on n’a pas insisté sur ces objections, l’acte a été adopté unanimement et M. Mercier a pu parler dans les termes suivants de l'attitude prise par ses collègues protestants :

Je remercie les députés protestants de la modératior qu'ils ont montrée en discutant cette question. C’est de bon

augure. L’unanimité qui existe maintenant est une preuve que les différentes races dont se compose notre population vivent en paix et en harmonie et étudient les questions les plus délicates avec cet esprit de conciliation qui fait des merveilles lorsqu'il est convenablement dirigé.

Mais cette législation ne donne pas satisfaction à nos amis protestants, au moins à quelques-uns de nos amis protestants d'Ontariv. Cependant, puisque les protestants de la province de Québec sont satisfaits, qui peut trouver à redire ?

J'ai compris que le député de Huntingdon (M.

Scriver) avait dit, il y à un instant, que les protes-

tants de la province de Québec ne sont pas tous satis

faits. Il peut arriver, en effet, qu'ils ne soient pas tous satisfaits. Il est très rare que, sur une question qui se présente, des hommes de même croyance, de méme race, soient complètement satisfaits; mais si des hommes ont le droit de parler pour la minorité protestante de la province de Québec, est-ce que ce en sont pas Ceux qui sont élus par le peuple de cette province pour la représenter dans la iégislature? Et si ceux-là ne font aucune repré ‘sentation, si, au contraire, ils diseni qu'après tout cette question a été réglée et approuvée, personne n’a le droit de se plaindre. Mais le député de Simcoe (M. McCarthy) n'a, paraît-il, aucune confiance en ceux qui représente: ses compatriotes dans la province de Québec. Si j'en crois ce qu'il a dit hier,

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