IL A UNE BIEN TRISTE OPINION
de ceux à qui ses coréligionnaires de cette province ont confié le soin de surveiller leurs intérêts dans la législature. Voici les paroles qu’il a prononcées hier :
Est-ce que cela signifie que les protestants de la province de Québec voulaient et désiraient avec anxiété que cette législation restât dans le statu quo? Ou bien, est-ce que cela ne signifie pas que, si l'on donnait un encouragement raisonnable à la minorité nrotest: inte de cette province, elle obtiendrait justiceet elle n'a pas droit à autre chose de plus et j'espère
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qu'elle ne demandera jamais autre chose que justice—du par- Far ent de ce pays ? Puis, les protestants chercheront à obtenir leur part de cette législation, mais dans la législature de la province de Québec, telle qu’elle est composée aujourd’hui, ils ne peuvent pas l'obtenir. Ce n'est que depuis peu que les protestants ont eu un représentant dans le cabinet de cette province et, lorsqu'il à été nommé, 1l a fallu le faire élire malgré le vote de la minorité protestante.
Sans en citer plus long, je désire, sur cette question, coutredire la pré tention émise par le député de Simcoe Nord (M. McCarthy), lorsqu'il a dit ici que le colonel Rhodes n'avait pas été élu dans Mégantic pas la minorité protestante. Le comté de Mégantic est un comté mixte. Le colonel Rhodes, le ministre de l'Agriculture,a été élu deux ou trois mois après l’adoption de cette acte et les électeurs ont dû s'occuper de cette question. Le colonel Rhodes a eu la majorité des Canadiens-français et des catholiques, mais j’aflirme aussi qu'il a eu la majorité des votes protestants. Sur ce point, je ne donne pas mon propre témoignage. Il ne m'a pas encore été donné d’examiner les chiffres. Mais je donne le témoignage du colonel Rhodes luimême qui, le jour de l'élection, a télégraphié qu’il avait été soutenu par la majorité des électeurs protestants du comté de Mégantic.
Puis, le député de Simcoe-Nord (M. McCarthy) dit :
Je puis comprendre que, s’il y avait, en cette chambre, un lutteur comme l'honorable député qui dirige ici le tiersparti, l'on pourrait obtenir quelqu® chose qui ressemblerait à de la justice, mais des hommes qui possèdent cette habileté et des connaissances parlementaires suffisantes pour les seconder, de tels hommes, dis-je, ne se rencontrent pas tous les jours, et nous ne jugerons pas les représentants de la province de Québec d'après un modèle aussi élevé,
Et pourquoi pas, monsieur l'Orateur, “ d’après un modèle aussi élevé”? Peut-on croire que les protestants de la province de Québec, qui sont à la tête du commerce du pays, sont cependant tellement arriérés sous ce rapport, qu’ils ne puissent pas envoyer à !£&
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législature un homme assez habile pour les représenter? Peut-on croire que lès protestants de la province de Québec sont obligés de se mettre sous la tutelle de mon honorable ami le député de Simcoe / Peut-on croire qu’ils ne peuvent pas administrer leurs propres affaires? Peut-on croire qu’ils ne peuvent pus surveiller leurs propres intérêts? J'ai plus de confiance que mon honorable ami dans l’habileté des représentants protestants de la province de Québec, car j'ai l'avantage de les connaître personnellement et je sais que ce sont des homines de mérite, des hommes d’habileté, et quelques-uns sont d’une très grande habileté. Mais, monsieur lOrateur, c’est l'opinion que l’honorable député a de ses compatriotes et de ses coréligionnaires de la province de Québec; s'il les croit tellement