LA MINORITÉ PROTESTANTE EUT À SE PLAINDRE
de la façon dont la traitait la majorité de la province de Québec, et si elle avait ea des griefs sérieux, peuton dire dans ce parlement que ces griefs n’auraient pas été portés à la connaissance des représentants du peuple ? .
Je répéterai ce que j'ai dit il y a un instant: Il est très facile au journaliste dans son fauteuil, au clergyman dans son cabinet de travail ou à toute autre personne qui n’est pas responsable envers le public en général, il leur est très facile de régler des questions par des théories abstraites, mais c’est autre chose deles règler conformément à la volonté du peuple, et je n’admettrai pas qu'il existe des griefs sérieux, tant que l’on n'aura pas fait connaître ces griefs à la législature provinciale.
L'honorable député de Simcoe (M. McCarthy) a dit aussi quelque chose, hier, au sujet de M. Joly. [Il a prétendu que M. Joly avait été obligé d'abandonner la vie publique. Je ne sais pas par qui, mais je suppose qu’il a voulu dire que c’est le parti libéral qui l’a ainsi obligé d'abandonner la vie publique.
M. McCarthy.—Ecoutez ! Ecoutez !
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M. Laurier.—M. Joly a été au pouvoir pendant environ dix-huit mois et on l’en a chassé par la guerre la plus malhonnête que l’on ait encore faite à un homme public en ce pays. M. Joly a été chassé du pouvoir en grande partie par le fait que