CE PARLEMENT A VIOLÉ LA CONSTITUTION
et l'honorable député de Simcoe a été lui-même un des auteurs de cet acte. Si l’on avait donné franc jeu à M. Joly, je crois qu’il serait encore au pouvoir dans la province de Québec. M. Joly n’a jamais rien eu à souffrir de la part du parti libéral ; au contraire, M. Joly est un homme pour lequel nous avons le plus grand respect. Nous avons différé d'opinion avec lui sur une seule question, sur la question du Nord- Ouest. M. Joly a envisagé cette question à un point de vue différent de celui auquel nous nous sommes placés pour l’envisager. Je ne traiterai pas de nouveau cette question, mais je dirai seulement au député de Simcoe que, lors de la dernière élection qui a eu lieu dans Mégantic, alors qu'un membre protestant du cabinet Mercier était devant le peuple et alors que la question même qui nous occupe aujourd’hui devait subir l'épreuve du scrutin, M. Joly s’est présenté et a appuyé le candidat et le programme du gouvernement.
Il est évident, monsieur l'Orateur, d’après la discussion qui se fait dans Ce parlement depuis hier, que bien que cet acte soit répréhensible pour certaines gens—et je ne blâme pas le député de Muskoka, je ne blâme pas mon honorable ami le député de Simcoe de nourrir les idées qu’ils ont exprimées; je crois que c’est leur conscience qui les fait agir, je crois que, dans leur opinion, ils agissent pour le mieux, qu’ils font ce qu'ils jugent être dans l'intérêt du peuple en général — il est évident, dis-je, que, bien que cet acte soit répréhensible pour certaines gens, leur jugement a été très préjugé par le fait que le nom des Jésuites a été introduit dans cette législation. Il me semble que ce nom a réveillé un sentiment d’hostilité quis’est mani
festé contre cet ordre célèbre, dans plusieurs pays et pendant longtemps. On dit que ce sont des hommes dangereux. Supposons que tout ce que lon dit soit vrai, est-ce que cela serait une raison