‹ Wilfred Laurier à la tribune [microforme]Chapitre 467 sur 571 · MAIS JE SUIS SUJET ANGLAIS · texte numérisé non relu

MAIS JE SUIS SUJET ANGLAIS

Le député de Norfolk-Nord (M. Charlton) a dit, ilya un instant, qu’il ne devrait y avoir qu’une seule race

M. McCarthy :—Ecoutez ! Ecoutez!

M. Laurier :—Eh bien! quelle serait cette race ? Est-ce le lion anglais qui doit faire disparaître l’agneau français, ou l’agneau français qui doit absorber le lion anglais ? Il peut y avoir plus d’une race, maïs il ne doit y avoir qu’une seule nation. L’Ecosse n’a pas oublié son vuorigine, autant que je sache ; cependant l’'Ecvsse est anglaise. Je n’ai pas l'intention d’oublier mon origine, mais je suis Canadien avant tout. Je me permettrai de dire encore à mon honvorable ami: Je suis fier de mon origine; je comprends la force du sang qui coule dans mes veines, mais, comme le puète latin, je dis:

Homo sum, humani nihil a me alienum j uto.

y que le 8 :

que quell’oublient rtune des ment pas-

dire par s ou un it d’insià porter, , l’honoe suis fier >s concique, si je igine, ils s que je

dit, ilya pule race

tte race ?

l’agneau er le lion ais il ne

n’a pas bpendant d'oublier t. Je me

mi: Je orce du le puète

‘ Je suis homme ; et rien de ce qui est humain ne m'est étranger ” ; mais en même temps, bien que je ne veuille jamais oublier la langue de ma nationalité, ma langue maternelle, je déclare à l'honorable député que, si j'avais le choix de revenir à l’allégeance française, je n’y consentirais jamais. En parlant ainsi, je r’exprime pas seulement mes propres sentiments, mais je me fais l’écho des sentiments de tous mes compatriotes ; je n’exprime pas seulement les sentiments des

députés de la gauche, mais je suis sûr que j’exprime | aussi les sentiments des députés canadiens-français |

de la droite, quand je dis que, si aujourd’hui une cvnr-

sultation populaire avait lieu dans la pacs de |

Québec et dans tout le Canada pour décider entre l’allég eance à l'Angleterre et lallé

il n’y aurait pas un seul vote en faveur du retour à l’allégeance française. Nous voulons rester sujets anplaïs ; mais parce que nous sommes sujets anglais, «oit-on compter que nous allons nous montrer

Page 1