‹ Wilfred Laurier à la tribune [microforme]Chapitre 468 sur 571 · TRAITRES A NOTRE ORIGINE · texte numérisé non relu

TRAITRES A NOTRE ORIGINE

traîtres à tout ce qui donne du prix à la vie? Que serait la vie si un homme n’avait pas dans les veines et dans le cœur une sympathie instinctive pour ceux de sa race ? Tbondable député nous a dit hier qu’il est irlandais. Voudrait-il renier la patrie de ses aucétres ? Je le plaindrais de tout mon cœur, s’il y était disposé. Maïs après tout, si jamais nous oublions que nous summes d’origine française, je suis sûr que l’agitation qui se poursuit en ce moment dans la province d'Ontario nous le rappellerait, car ilne se passe pas de jour ni de semaine qu’une certaine presse ne nous demande, à nous d’origine française, à nous libéraux d'origine française, de voter pour le désaveu du bill des Jésuites. De jour en jour, dans une certaine presse, on a fait appel aux libéraux de la province de Québec, leur etant de voter contre le gouvernement sur cette question. J'ai ici un des derniers numéros d’un journal dont le rédacteur, après avoir ressassé toutes

geance à la France, /

les vilenies dont on accuse les Jésuites, poursuit en disant :—

On peut donc dire en toute sureté que, si les libéraux Anglais oude France se trouvaient dans ia position de M. Laurier et de ses partisans, ils n hésiteraient pas un instant à mettre à néant ce complot de Québec. Fussent-ils d'avis que les actes ne sont pas absolument inconstitutionnels, ils voteraient pour qu'ils fussent désavoués comme contraires à l'intérêt public. :

En ce qui concerne les libéraux de France, je suis convaincu que ce journal a parfaitement raison. Sans aucun doute, si les libéraux de France avaient à voter sur cette question, ils voteraient pour le désaveu du bill ; mais je dois dire que je ne suis pas, que nous ne sommes pas ici des libéraux de l’école française.

- J'ai déclaré dix, vingt fois, dans ma province, que je

suis, mo' libéral de l’école anglaise, car mes amis et

moi, nous n'avons RIEN DE COMMUN AVEC LES LIBÉRAUX DE FRANCE. \ € Il m'a fait peine d'entendre il y a un instant mon honorable ami le député de Norfolk (M. Charlton) exprimer le regret-—c’est du moins ce que j’ai compris qu'il n’y eût pas de parti protestant. h y a dans d ma province des hommes appartenant à ma nationa- d lité qui sont de l’avis de l’honvrable député, qui dési- d reraient qu’il y eût un parti catholique. Jeme suis P toujours élevé contre cette doctrine et dès 1877, par- Le lant en français devant un auditoire français, dans la es ville que j’ai l’honneur de représenter, la bonne vieille le ville de Québec, je disais à ceux qui, comme mon la honorable ami, voudraient diviser les hommes d’après M leurs idées religieuses: bc — Vous voulez organiser tous les catholiques comme un seul lil parti, sans autre lien, sans autre base que la communauté de pe religion ; mais n’avez-vous pas réfléchi que par le fait même re) vous organisez la population protestante comme un seul parti de

suit en

libéraux n de M.

instant à avis que ils votees à l’in-

e, je suis nm. Sans t à voter aveu du ue nous rançaise.

2e, que je 8 amis et

Page 1