‹ Wilfred Laurier à la tribune [microforme]Chapitre 478 sur 571 · LA SITUATION ÉCONOMIQUE DU PAYS · texte numérisé non relu

LA SITUATION ÉCONOMIQUE DU PAYS

n’est pas satisfaisante.

Non pas que je veuille dire que le pays manque de richesse, de vigueur ou d’énergie. Au contraire, la richesse, la vigueur et l’énergie se montrent partout avec exubérance ; mais dans une heure malheureuse le pays a laissé garotter ses membres par les liens d’une fiscalité vicieuse qui l’empêchent de se développer. Mais la situation n’est pas désespérée encore.

Il y a cependant d’autres considérations, d’autres dangers auxquels il faut faire face, et qui, si l’on n’y obvie, pourront mettre en danger l'existence même de la Confédération. Et, à mon avis, on n’y pourra faire face que par une ferme adhésion aux principes que vous avez proclamés, monsieur le président, être les principes libéraux.

Je n’ignore pas qu’en cette province, le parti libé-

ral est actfellement en butte à bien des reproches et qu’il est l’objet de bien des réserves. A la vérité, les dangers ei les obstacles que le parti libéral a à surmonter en ce moment ne viennent pas tant de ses adversaires déclarés que de cette nouvelle école de libéraux qui voudraient importer dans le pays les principes libéraux d'Allemagne, de France et de l’Europe continentale, et qui ne conviennent aucunement à la position que nous occupons sur ce continent. Ces gens viennent nous dire que le parti libéral d’aujourd’hui ne se compose que de libéraux dégénérés, faibles,

ui ne sont libéraux que de nom. Ils viennent nous

ire que nous avons sacrifié les principes du grand parti réformiste pour obtenir l'appui d’une église dominante. Ils nous affirment que, dans une récente occurrence, à propos d’une question de la plus haute importance, nous avons failli à toutes les traditions, à tous les principes du grand parti liLéral,

Si ces reproches, monsieur le président, ne partaient que des rangs du parti cunservateur, je ne m'y arrêterais point; mais comme ils viennent des soidisants libéraux avancés et qu’ils s'adressent au parti libéral, on ne peut les passer sous silence. Et me voici en votre présence pour montrer, pour essayer de montrer, comme je suis sûr que je puis le faire, que ceux qui tiennent un pareil langage

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