A FAIRE UN PAS EN AVANT
et non un pas en arrière. (Applaudissements.) Nous vivons sous le régime de la Confédération, et nous devons rester fidèles et loyaux à la Confédération. Je suis libéral, et je crois au mouvement, au progrès ; mais je ne crois point aux changements inconsidérés. Je crois aux changements rendus nécessaires par l’évolution natu.elle de la vie d’un peuple. Encore moins voudrais-je être de ceux qui demandent à grands cris un changement constitutionnel parce que l’état de choses existant actuellement tend à heurter leurs sentiments et leurs préjugés individuels.
Dans la province d’où je viens, les esprits diri-
geants à l’époque de la Confédération n'avaient pas
une confiance absolue en cette dernière. Non qu'ils crussent que le système anéantît le principe fédératif puisqu'il renforçait ce principe, mais parcequ'ils croyaient la chose prématurée. Ce qu’on disait alors peut se répéter avec une égale force aujourd’hui: qu’il y avait dans l’idée d’unir ensemble les différentes provinces séparées de l'Amérique anglaise, de leur donner de communes aspirations nationales, d'en faire une seule nation, de quoi faire bondir d’une allégresse patriotique le cœur de tout Canadien. Monsieur le président, je sais une chose: ce que je dis à cette heure va être commenté, a déjà été commenté dans une certaine presse. On dira que le langage dont 30 SA
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je me sers est préparé pour la province d'Ontario et queje re le répète. ais point dans la province de Québec. On dira que c’eit fort bien de parler dans l'Ontario comme un Canadien, mais que dans Québec je ceande