L'ÉTABLISSEMENT D'UN ÉTAT FRANÇAIS
indépendant sur les rives du Saint-Laurent. Pour ce cui est de moi personnellement, je repousse cette iniputation. (bruyants applaudissements.) Je repousse limputation, pour ce qui est de moi personnellement, d'avoir un langage pour lPOntario et un autre pour Québec. (Nouveaux applaudissements.) J’invite mon ennemi le plus acharné à citer de moi un mot prononcé à Québe: ou dans n'importe quel endroit où il m'est arrivé de purter la parole, un seul mot qui contredira ce que je viens d’énoncer.
Je me mépriserais si je n'avais pas le courage de mes convictions. (Applaudissements.) Que je sois sur le sol de la province d’Ontario on sur celui de ma province natale de Québec, parlant à mes compatriotes issus d'un méme sang que moi, mon langage cst toujours celui que je tiens ici ce soir. (Applaudissements.) [se trouve, monsieur Je président. que. la Cernicre fois que j'ai parlé devant un publie de ma province, c'était sur cette même question. C'était le 24 juin dernier, à l'occasion de la féte de la Saint- Jean- Laptiste, qui, ainsi que vous le savez, est la fête nationule des Canadiens-Franucçais. Je parlais au cœur méme de la ville ue Querec, dans la division que j'ai l'honneur de représenter au Parlement. Je m’expranuis dans ma langue maternelle devant un auditu re exclusivement français. Avec votre permission. n.onsieur Île président. je vais vous lire ce que j'ai dit eu cette circonstance À mes concitovens d’origine française et qu'on peut lire dans les colonnes de l’Ælecteur du 2€ jun. Répondant au toast porté au Canada, je dis.
(lei l'orateur ce: t: un passage du äiscours précéden', puis il reprend :)
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Voilà, monsieur le président, le langage que j'ai sause q À tenu à mes compatriotes d'origine française, duns ma Le] # province natale de Québec. C'est le langage que j: tiens ce soir. Si, parmi mes co-nationaux de sang français, il y en a qui ont rêvé de s'’enfermer dans une petite société composée de Français sur les rives du Saint-Laurent.
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