‹ Wilfred Laurier à la tribune [microforme]Chapitre 499 sur 571 · PERSÉCUTÉ · texte numérisé non relu

PERSÉCUTÉ

à cause de sa foi religieuse. (Applaudissemeuts bruvants et prolongés. ) S'il me fallait chercher l’expression du vrai sentiment libéral parmi mes propres nationaux. je la trouverais dans les paroles du plus éminent des Français de ce siècle, M. Guizot. (C’était à l'occasion de la réception de Lacordaire À l’Académie française. En France, on ïait ces choses avec beaucoup de cérémenie. [n'y a que quarante a déiniciens ; quand l'un d'eux meut, une élection a lieu, le nouveau membre est présenté à l'Académie devant laquelle il doit débiter un discours auquel un autre académicien est tenu de répondre. Dans la circonstance en question, ce devoir incombaït à M. Guizot. L'affaire était de haute importance, vu que le Père Lacordaire était, non seulement l’un des plus grands orateurs du temps. mais encore un des hommes les plus purs, l'un des caractères les plus nobles qui se puissent rencontrer dans un siècle où un pays quelconque. Celui qui devait lui répordre était bien connu comme orateur, historien et honime d'Etat, Mais ce qui ajoutait encore à l'intérêt, c'était le cuntraste existant entre ces deux hommes, M. Guizot étant un protestant, un Ffuguenot descendant dune minorité longtemps persécutée, pendant que le père Lacordaire était un moine de l’ordre de saint Dominique institué au moyen-ige pour combattre lhérés sie, M. Gruizot eut des paroles nobles (1) qui. à mon avis,

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