‹ Wilfred Laurier à la tribune [microforme]Chapitre 504 sur 571 · QUI NE SOIT PARFAITEMENT HONORABLE · texte numérisé non relu

QUI NE SOIT PARFAITEMENT HONORABLE

pour le parti libéral et pour les ultragmontains du Bas-Canada. Je soumets ceci en toute confiance à

lonald,

l'approbation et au jugement de mes concitoyens. Je me suis peut-être étendu trop longuement sur cette question ; mais venant dans la province d’Ontario, j'ai cru que je ne ferais pas tout mon devoir si je lais-, sais de côté une seule des questions qui agitent actuellement l'opinion publique d'Ontario. (Assentiment.)

Maintenant, je puis bien dire, monsieur le président, que les événements récents dont j'ai parlé ont créé dans beaucoup d’esprits l'impression que nous, libéraux, avions poussé trop loin la doctrine des droits provinciaux. Je soumets, au contraire, que les récents événements dont j'ai parlé, et même toute l'histoire de la Confédération, ont démontré que le droit de désaveu est aujourd’hui le plus grand danger que court la Confédération. (Assentiment.)

Remarquez que ce pouvoir de désaveu attribué au gouvernement central n’est pas la conséquence logique du principe fédératif. Il est au contraire en complet antagonisme avec ce principe.

La doctrine fédérative compotte que chaque législature, que ce soit une législature locale ou une législature centrale, doit être

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