‹ Wilfred Laurier à la tribune [microforme]Chapitre 506 sur 571 · A DES FINS FACTIEUSES · texte numérisé non relu

A DES FINS FACTIEUSES

(Marques d'approbation et applaudissements.) Ila été exercé ou négligé selon que l’exigeaient les besoins du parti, Ilya aujourd’hui un sentiment d’'antagonisme entre la province d'Ontario et la province de Québec. Ce sentiment n'existe pas d'aujourd'hui seulement. Il existait jadis. Rappelez-vous, messieurs, les vétérans des anciens jours; rappelez-vous que la population du Haut-Canada se plaignait de ce que sur les questions locales sa volonté était contrecarrée par celle de la population de Québec. Vous vous rappelez les anciennes luttes auquelles ont pris part M. George Brown et notre ami M. Mowat.

(Bruyants applaudissements.)

Îl est de fait, monsieur le président, que, dans une forte mesure, la Confédération a été lerésultat du mécontentement soulevé dans la province d’Ontario par suite du fait que la volonté de la population d'Ontario était écrasée par la majorité québecquoise qui appuyait le gouvernement d'alors. (Applaudisse- LR Voulez-vous, mes concitoyens, voir revivre ces anciens jours? Si vous. voulez les voir revivre, laissez triompher cette politique qui concède au gouvernement fédéral le pouvoir suprême de contrecarrer

par sa volonté la volonté des provinces. Rappelezvous le conflit créé il y a quelques années alurs que le gouvernement de sir John A. Macdonald, outré de l'injustice dont s’était rendu coupable M. Mowat en faisant voter

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