‹ Wilfred Laurier à la tribune [microforme]Chapitre 515 sur 571 · LA RÉCIPROCITÉ ILLIMITÉE · texte numérisé non relu

LA RÉCIPROCITÉ ILLIMITÉE

il y aurait eu quelque chance de l’avoir. Quand mon bon ami sir Richard Cartwright (applaudissements) a déposé sa première motion en faveur de la réciprocité, en 1888, c'était dans l’année même de l’élection présidentielle, et, s’il y a un homme connaissant l’histoire qui, à cette époque, espérait que la réciprocité pourrait être adoptée dans l’espace de douze ou vingt mois, il n’a pas compris l’histoire comme je l’ai comprise. J'ai appris, moi, que toute réforme demandait des années de travail, et pour ma part je suis prêt à entreprendre ce travail de plusieurs années (applaudissements) ; et que les démocrates soient défaits aux Etats-Unis et que des Canadiens sentent faiblir leur courage, le parti libéral, tant que je m’occuperai de ses destinées, restera fidèle à cette cause jusqu’à ce qu’elle triomphe.

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, Je n’espère pas gagner en un jour, mais je suis prêt à rester dans les froides régions de l'opposition jusqu’à ce qu’elle triomphe, et vous ne m’entendrez jamais plaindre. Mais quelques-uns pensent que, tout en étant possible, la réciprocité illimitée n’est pas probable. Nous summes

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