LA MAGNANIMITÉ D’ABAISSI? NOTRE TARIF
de quelques crans sur les produit de l’industrie anglaise que nous importons.
Eh bien, je dois dire immédiatement ceci: je serais faveur de l'établissement de relations comme. es plus étroites entre le Canada et la Grande- Bretagne. Je favoriserais ce mouvement de toute mon âme. Mais, monsieur le président, s’il existe un homme pour croire qu’une telle alliance entre le Canada et l’Angleterre peut se faire sur une base autre que celle du libre-échange qui prévaut en Angleterre, c’est un fip Van Winkle (rires)....qui a dormi non seulement durant les sept dernières années, mais qui dort depuis quarante-quatre ans. (Applaudissements.) Monsieur le président, la nation anglaise n’est pas pour abandonner aujourd’hui la politique de libreéchange qu'elle a adoptée, et le Canada n’est pas en position, en ce moment, vu l’énorme revenu qu'il lui faut percevoir, d'adopter un tarif autre qu'un tarif de revenu ; et r’est le moins qu’on puisse dire. Les conditions ne sont donc pas égales pour servir de fondement à l'établissement de rapports commerciaux plus étroits entre le Canada et la Grande-Bretagne; mais il existe tout près de nous une nation économiquement située comme nous—les Etats-Unis—et nous prétendons que cette alliance commerciale, qui n’est pas actuellement praticable avec l'Angleterre, est possible avec les Etats-Unis.
La politique que nous avons préconisée, que nous préconisons encore, comporte
LA DESTRUCTION DES BARRIÈRES COMMERCIALES qui existent entre notre pays et la nation si bien favo-
risée qui peuple le pays placé au sud du nôtre. Il n° a personne dans cet auditoire, il n’y a pas un habi-
tant du Canada, j’os2 le dire, qui, s’il exprime sa conviction sincère, ne dira pas que ce serait là la politique la plus avantageuse pour le Canada. Cependant on s’y oppuse. Et pour quelle raison? Pour cette même raison de défiance et de suspicion dont j'ai déjà parlé et qui semble pénétrer toutes les parties de notre existence nationale. Ily a des gens qui viennent nous dire que, si nous avions la réciprocité illimitée, nous aurions l’annexion ; mais je leur demande, à ces gens, s'ils votaient en faveur de la réciprocité ilimitée, perdraient-ils leur droit de vote? Ne serontils plus capables de voter contre l’annexion si cette question se présente? Mais il est oiseux de parler de cela.
Te regrette de dire que quelques-uns de ceux qui d'abord ont pris part à la lutte en faveur de la réciproci € ont renoncé à la lutte. On nous dit que les chauces que nous avions d'obtenir la réciprocité ont diminué parceque les démocrates ont été vaincus{dans la dernière élection présidentielle. On prétend que, sous l’administration de M. Cleveland, il eût été possible d'obtenir