LE TOUR DU GLOBE ENTIER
Mais j'ai fini, et si j'ai dit que la condition de notre pays ne peut être considérée sans quelqu'anxiété et sans crainte, nous savons tous cependant que, quelle que soit notre croyance, quelle que svit notre race, quelle que soit notre province, si nous pouvons seulement arriver à avoir confiance les uns aux autres, à avoir confiance en la meilleure part de nous-mêmes, à avoir une meilleure opinion les uns des autres, nous aurons bien raison d'espérer en l'avenir. Jamais je ne me laisserai troubler par les paroles exagérées qui se prononcent dans Québec ou dans Ontario. Ce ne sont que des exagérations de langage; c’est la soupape de sûreté par laquelle s'échappe le surplus de ve ‘eur, Cela ne produit aucun mal quand l’agitatio est apaisce.
Souvenons-nous que, si divisés que nous sv, ns de croyances, nous adorons tous le même Dieu. Souvenons-nous que, tout en professant des religions diffé» rentes, nous croyons tous à Celui qui est venu sur la terre apporter la paix aux hommes de bonne volonté. Sinous sommes fidèles à ces enseignements, nous
saurons faire la part des différences et même des préjugés qui existent parmi nos concitoyens, et nous aurons toute confiance en l'avenir de notregr and pays. Pour ma part, je ne désespèrerai | jamais de l’avenir de notre grandissante patrie. (Applaudissements pro longés.)
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