NOUS EN SOMMES ENCORE A LA DÎME
et puis il ajoutait que, s’il y avait dans Québec un véritable parti libéral, il s’attaquerait à un semblable abus. Il y a, dans la province de Québec, ne lui en déplaise, un parti libéral, qui n’est pas exempt de fautes, je l’admets, mais qui a livré d'aussi nobles combats qu'aucun autre parti dans le pays. Mais, avant de lui dire pourquoi le parti libéral ne s'attaque pas à l’impôt de la dîme, je lui rappellerai qu'il y a aussi en Angleterre un parti libéral, dont tout homme devrait être fier, un parti dirigé aujourd'hui par l’un des plus grands hommes que l'Angleterre, qu'aucun pays ait jamais produits :—M. Gladstone. Mon honorable ami sait-il aussi qn'il y a, en Angleterre, l'impôt de la dîme tout comme dans le Bas-Canada—mnon pas tout à fait semblable, parce que l'impôt de Ia dîme en Angleterre est beaucoup plus dur et beaucoup plus injuste. que celui qui existe dans le Bas-Canada.
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a dîme dans le Bas-Canada n'’affecte aue les catholiques romains, mais en Angleterre, elle oblige tout le monde, qu’on soit membre de l’église d’Angleterre ou d’une autre église. Et, cependant, jamais, jusqu’à ce jour, le parti libéral n’a touché à ce systême, ni essayé d'amener le peuple anglais à l’abolir. Pourqt noi ? Parce que la grande majorité du peuple anglais ne voudrait pas s’en défaire. Eh bien, c’est pour la même raison que le parti libéral n’a jamais touché à cet impôt ici, parce que la population de Québec en est satis faite. Mon honorable ami a lu quelque part que les populations sont opprimées par la dîme, qu'elles sont forcées d'abandonner leurs terres, parce que Doppr ession est telle qu’elles ne peuvent payer leur dîme. Le fait est que les habitants de la province de Quéhec donnent volontaire ment aujourd’hui à l'Eglise 1e double de la dîme qu'ils sont tenus de lui payer en loi. Je déclare, au nom du parti libéral de Québec, dont je suis un humble membre, que ce parti n’attaquera jamais ce :ystême, tant que :a population de la province en sera satisfaite. |
Je dirai autre chose à l'honorable député de Simcoe-Nord (M. McCarthy) : si nous pouvions faire un pacte, les Anglais et les Canadiens-Français, par lequel nous nous engagerions