‹ Wilfred Laurier à la tribune [microforme]Chapitre 554 sur 571 · TOUT EN CONSERVANT LEUR PROPRE LANGUE · texte numérisé non relu

TOUT EN CONSERVANT LEUR PROPRE LANGUE

Rien de plus juste, de plus sage que ce que disait dernièrement le député d'Ottawa (M. Robillard). Le père canadien-français, disait-il, qui, de nos jours, ne fait pas apprendre l’anglais à son fils, ne remplit pas son devoir envers son enfant, car il le force à rester en arrière dans la lutte pour l’existence.

Je dirai plus: il est d’une nécessité absolue pour nous, Canadiens-Français, d'apprendre l'anglais, mais aussi—bien qu’il ne m'appartienne pas de donner des conseils à qui que ce soit—si j'avais un conseil à donner À mes amis anglo-canadiens, je leur dirais qu'ils feraient bien d'apprendre aussile francais. Les Anglais sont une race fière, maisles Romains étaient aussi ure race fière, et, après qu’ils eurent conquis l'univers, un Romain avouait que l'instruction de son fils n’était pas complète s’il ne savait pas le grec aussi bien que le latin.

Mon honvwrable ami le député de Simcoe-Nord (M. McCarthy). n’accepterait peut-être pas cet exemple your lui, ni pour le peuple de ce pays, car le but de mon honorable ami n’est pas seulement d’abolir l'usage de la langue française dans les Territoires du Nord-Ouest et dans toutes nos chambres d’assemblée, mais son but est aussi d'empêcher l’enseignement du français

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