‹ Wilfred Laurier à la tribune [microforme]Chapitre 555 sur 571 · DANS LES ÉCOLES DE LA PROVINCE D'ONTARIO · texte numérisé non relu

DANS LES ÉCOLES DE LA PROVINCE D'ONTARIO

Ii y a aujourd’hui dans les cantons reculés des nouveaux établissements de Ia province d'Ontario, des écoles où les colons francais essaient de donner quelques connaissances à leurs enfants dans la langue de leurs ancêtres. L'’œil perçant de mon honorable ami a découvert cela. L'œil de l'aigle peut braver

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l'éclat du suleil, mais celui de mon honorable ami ne peut soutenir cette modeste lumière.

Il y a quelques jours, il a parlé dans une assemblée tenue dans cette ville, la capitale du Canada, à laquelle la résolution suivante a été adoptée :

Et cette assemblée profite de cette occasion pour exprimer l'opinion que l'usage de la langue française, dans notre province, comme langue enseignée dans les écoles publiques, devrait être aboli et prohibé vour toujours, et que le peuple d'Ontario ne se contentera pas de demi-mesures là-dessus.

L'honorable député a parlé à l’appui de cette réso- Jution, et il en a approuvé touts la teneur. Il a parlé ainsi:

En même temps, comme citoyen d’Ontario et du Canada, je partage sincèrement l'opinion que l’assemblée vient d’exprimer, que nous devrions sans tarder, et pour toujours, empêcner que nos enfants, soit Français, Canadiens ou Anglais, apprennent une autre langue que la langue du pays que nous habitons.

Est-ce vraiment là ce que propose mon honorable ami? Nous le savions restrictionniste, mais non jusqu'à ce point ; nous savions qu’il favorisait la res-° triction du commerce, mais voilà qu’il favorise aussi

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