C’EST L'AUTONOMIE DES PROVINCES
et j’espére que ce principe d'autonomie provinciale nous donnera, un jour, la solution de la difficulté dont nous nous occupons en ce moment. Ce qu'il y a de répréhensible dans ce bill, ainsi qu’on l’a souvent répété, ce n’est pas l’objet du bill en lui-même,—qui n’est, après tout, à quelques exceptions prês, qu’une mesure locale, —mais ce sont les tendances du bill et les principes qui y sont contenus, car nous savons que ce n’est qu’un premier pas qui sera suivi de beaucoup d’autres. à
Voilà, aujourd’hui, quatre jours que ce débat. est commencé, et j'ai à reprocher au gouvernement de ne pas avoir encore fait connaître sa politique sur cette question. Depuis quelque temps, le gouvernement ne remplit pas son devoir envers la Chambre. Il nous assiste bien, quand il s’agit de détails, de procédure, mais quand surgit une question de principe, il refuse de remplir les devoirs dont il est responsable envers cette chambre. Nous avons eu l’autre jour un discours de l’honorable ministre des Travaux Publics. Il nous a bien dit qu’il était opposé au bill, mais il n’a pas énoncé un seul principe que nous puissions appliquer à la situation.
Nous avons, devant nous, trois propositions : le bill lui-même, l'amendement soumis par mon honorable ami le député d’Assiniboia (M. Dawvin), et l'amendement soumis par mon honorable ami le député de Berthier (M. Beausoleil). J'en parle librement, tout en déclarant que je n'exprime que mon opinion personnelle. Je ne parle pas ici comme le chef d’un parti—j’exprime ma propre opinion, rien de plus. Je dois dire que, suivant moi, amendement de l'honorable député d’Assiniboïa (M. Davin) est prématuré. Il tend à donner au peuple du Nord-Ouest,