QUI EST ENCORE EN TUTELLE
un pouvoir plénier sur une question particulière. Nous ne sommes pas disposés à accorder au peuple du Nord- Ouest une autonomie absolue.Nous ne pouvons pas concevoir qu’une population qui, en 1885, comptait 30,000 âmes--la population d’une petite ville, dispersée dans ces vastes territoires où il y x place pour des empires —puisse jeun de tous les pouvoirs d’un gouvernement responsable. L’amendement soumis par mon honorable ami le député de Berthier (M. Beausoleil) est peut-être plus compatible avec notre position. La proposition qu’il renferme, c’est le maintien du s/atu quo en permanence. (C’est une chose qu'il ne m'est pas permis d'admettre absolument, et, tout en étant prêt à voter en faveur de l’amendement du député de Berthier, je ne pourrai le faire sans prendre exception à son argument.
Par exemple, il est impossible d'admettre que les institutions du Nord-Ouest sont permanentes. Loin de là, elles sont exceptionnellement provisoires ; elles s'appliquent à un ordre de choses en soi-même exceptionnel ; elles ont été créées à une époque où il n’y avait pas de population pour la peine et elles demandent à être modifiées de temps à autre, suivant les besoins du moment. Aussi, dire aujourd'hui qu’elles sont permanentes, c’est une chose que je ne puis admettre, excepté qu’on veuille dire qu’elles sont permanentes en tout et partout parce que nous ne sommes
pas près de donner à cette population une forme plus étendue de gouvernement local, Mon honorable ami dit, de plus, dans son amendement, que, depuis que cette 101 a été adoptée et que nous avons accordé un rudiment de constitution aux territoires du Nord- Ouest, il n’est en survenu qui puisse changer notre manière de voir. Je ne puis non plus admettre cela. [l est survenu bien des choses, sinon pour changer nos vues, au moins pour nous donner fort à réfléchir sur ce que nous aurons à faire plus tard à l’égard de ces territoires. Voici ce qui est arrivé: une population s’est établie dans ces territoires ; une législature lui a été accordée, et cette législature a demandé certaines mesures, non seulement sur la question des langues, mais sur celle des écoles et sur son système de gouvernement. HA
Ne perdant pas de vue ces faits, il me semble que