‹ Wilfred Laurier à la tribune [microforme]Chapitre 561 sur 571 · LE TEMPS CONVENABLE · texte numérisé non relu

LE TEMPS CONVENABLE

pour traiter cette question sera arrivé quand nous serons prêts à donner au Nord-Ouest une forme de gouvernement responsable plus étendue, sinon absolue; et quand ce temps arrivera, nous devrons être disposés à traiter cette question d’après les grands principes de rette constitution qui a été atcordée pour la sécurité de la majorité et la protection dela minorité, et suivant l’état de choses qui exitera alors dans les territoires. Maïs, jusque-là, je crois qu’il vaut mieux suspendre l’examen de la présente question. Le bill qui est devant nous a ceci de remarquable: il ne s'appuie pas sur une expression de la volonté des habitants des territoires; il s'appuie simplement sur de soi-disant principes applicables à tout le Canada. C’est à cette tendance du bill que je m’oppuse, et— bien que je ne parle qu’en mon propre nom—je déclare à tous les membres de cette chambre, qu’ils soient Francais, ou Anglais,libéraux ou conservateurs, que la meilleure chose que nous ayons à faire, c’est de remettre l'examen de la présente question à plus tard, lorsque nous serons prêts à traiter toutes les questions qui

concernent les territoires du Nord-Ouest. En attendant, nous devons—tous, Français, Anglais, libéraux, Conservateurs—1ous souvenir qu'aucune race, en ce pays, ne possède d’autres droits absolus que ceux qui n’empiètent pas sur les droits d'autrui. Nous devons nous souvenir que l’expression des sentiments de race ne doit pas dépasser une certaine limite ; que, si elle la dépasse, même en restant dans les bornes de ce qui est légitime, elle pourrait froisser les sentiments des autres races.

Mais lorsque le temps de traiter la présente question sera venu, j'espère que nous serons tous prôts, sans distinction de parti, à l’aborder

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