QUE LE PAIN DU PEUPLE SOIT TAXÉ
tel est, en effet, le remède aux abus du gouvernement actuel, qui nous est proposé par le grand parti conservateur, quise prétend l'ami du peuple. Je ne puis parler pour d'autre province que pour la M mais je puis dire qu'à Québec on considère la politique nationale comme un leurre et une farce, comme une politique inhumaine, puisqu'elle aurait pour effet de rendre le combustible et les denrées plus chers.
On a tort d’accuser le parti libéral de Québec d’'inconséquence: si M. Papineau a été protectionniste, ce ir ut pas tant pour des raisons d'économie politique
que pour des raisons politiques. Nos pères luttaient ie pour obtenir la liberté politique et le gouvernement responsable, et le parti libéral français demaidait que le pays se suffit à lui-même et n’achetât rien de l'Angleterre. Mais on nous accorde aujourd'hui la plus ample justice, la plus complète Hberté, et le résultat est que, dans ce vaste empire sur lequel Je soleil ne se couche jamais, il n°y a pas de population plus attachée aux institutions anglaises que les Canadiens d’origine française.
Je suis prêt à admettre qu'il y a quelques industries quine sauraient être établies sans l’aide de Ja législature. C'est mon opinion, et je la formule franchement en face de mes amis politiques.
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