‹ Wilfred Laurier à la tribune [microforme]Chapitre 69 sur 571 · RÉPONSE DE M. LAURIER AUX DÉTRAC- TEURS DU PARTI LIBÉRAL · texte numérisé non relu

RÉPONSE DE M. LAURIER AUX DÉTRAC- TEURS DU PARTI LIBÉRAL

Le 11 avril 1878, quelques semaines après le renvoi du cabinet DeBoucherville par le lieutenant-gouverneur Letellier, sir John A. Macdonald, alors chef d'opposition, faisait la proposition suivante à la Chambre des Communes :

‘ Que l’acte que vient de commettre le lieutenant-gouverneur de la province de Québec, en renvoyant son ministère, manque de sagesse dans les circonstances, et porte atteinte à la position que les aviseurs de la Couronne oceupent depuis que le jHoeus du gouvernement reses a été concédé aux colonies de l'Amérique Britanniquerdu Nord.’

Cette proposition fut rejetée par un vote de 112 contre 70, après un long débat, dont l'hon, M. Laurier prit occasion pour définir les véritables principes professés par le parti libé. ral, comme il l'avait fait dins sa conférence de l’année précédente à Québec. Il n’existe malheureusement qu’une pâle analyse de son discours, que nous extrayons du Hansard :

(Traduction) MONSIEUR L'ORATEUR,

L'honorable préopinant a voulu détourner l’attention de la question principale en déversant sur le parti libéral de la province de Québec ce qui ne peut être qualifié autrement que d’infâmes calomnies.

Il a commencé par citer Thiers en faveur de la monarchie constitutionnelle, pour démontrer qu'il y a dans les rangs du parti libéral de Québec des hom- . qui sont opposés au gouvernement constitutionnel.

Cette accusation venant du député de Terre-

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bonne (M. Masson) me surprend beaucoup; je suis surpris d'entendre un homme que je m'étais habitué à considérer comme le plus juste des conseïvateutrs de Québec employer un tel langage.

Il n’y aurait pourtant pas lieu de s'étonner outre mesure de l’accusation elle-même, car elle n’est que la continuation d’une tactique suivie, dans la province de Quéhee, depuis vingt-cinq ans; le jour n’est pas encore venu où nous aurons la bonne fortune de pouvoir discuter les questions publiques sur leur seul mérite. Lorsque nous discutons ces questions, on nous répond

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