CONCLUSIONS
En résumé, des cinq sous-genres admis par Wilh Blasius dans le genre Pulorius, deux, Gymnopus et Vormela, devront sans doute être maintenus ; lorsqu'on
(1) Je ne puis me servir ici de mes crânes de vison et de lutreola qui sont, tous les trois, brisés et plus ou moins incomplets en arrière.
pourra examiner, sur des sujets frais ou conservés dans l'alcool, la paume de leurs mains et la plante de leurs pieds, on trouvera vraisemblablement, dans la disposition de leurs tubercules, la raison du premier et la confirmation du second. Quant aux trois autres, Putorrius,
Lutreola et Gale , ils ne doivent, à mon sens, être consi-
dérés que comme de simples groupes mal délimités et sans précision.
Dans l’état actuel de la science et jusqu'à plus complète
étude de P. sibiricus et des autres formes asiatiques voisines, P. wson et P. lutreola me paraissent devoir être considérés comme espèces distinctes ; on les reconnaîtra aux caractères qui sont indiqués, dans cette analyse, sous les numéros 3, 4, 8 et 9 et dont j'ai vérifié l'exactitude, ainsi qu’à la tache blanche qui orne la lèvre de lutreola et non celle de wison. J'admets aussi, sur la foi de Wilh. Blasius et jusqu’à ce que j'aie pu me former une opinion personnelle à cet égard, la valeur spécifique de P. ualsi.
Malgré ces réserves et malgré les critiques que Je ne lui ai pas épargnées, j'apprécie hautement, je le répète en terminant, et je classe parmi les meilleurs, le mémoire
que je viens d'analyser. Ceux qui se sont battus contre
les difficultés inhérentes aux travaux, pourtant si peu considérés, de spécification, comprendront qu'on puisse admirer la méthode, la précision, la conscience d'un auteur, sans adopter aveuglément ses conclusions.
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