‹ William Pitt et son tempsChapitre 1 sur 51 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

frères, jusqu'au moment où l'aîné devint son collègue dans le cabinet. Les lettres qui lui avaient été adressées par Pévêque lui-même et par quelques autres amis personnels ont également disparu.

D'autre part, la série des lettres écrites à sa mère par M. Pitt subsiste encore. Il semble qu'elle les ait soigneusement conservées dès l'origine, et on les a probablement rendues à son fils après sa mort. On rencontre pourtant de temps en temps quelques lacunes, et la dernièrepartieadû subir quelqueaccident. A partir du moisd'oclobre 1799, il ne reste qu'une lettre à lady Chatham, en date du 5 janvier 1 802, el une lettre du \ 7 septembre de la même année à sa dame de compagnie, mistriss Stapleton. Il y a aussi des lettres très-confidentielles adressées par M. Pitt à son frère lord Chatham ; la série en est cependant incomplète ; aucune des lettres ne porte une date antérieure à 1794. J'ai inséré dans mon récit la plus grande partie de cette correspondance avec sa mère et son frère ; elle est absolument nouvelle pour le public.

J'ai de même largement usé de la collection manuscrite des lettres adressées à M. Pitt par le roi George III. Elle est, je crois, parfaitement complète, bien qu'il reste d'autre part un fort petit nombre de minutes des réponses de M. Pitt au roi.

J'ai trouvé également dans cette collection beaucoup

PRÉFACE. . m

de lettres des collègues de M. Pitt et d'autres hommes illustrés par la politique, ainsi que des minutes et des copies des lettres qu'il leur adressait; celles-ci sont moins nombreuses.

En 4842, mon honorable ami, le feu duc de Rutland, me confia le manuscrit original de la correspondance de son père avec M. Pitt et me permit de le faire imprimer. Les exemplaires, limités au nombre de cent, restèrent entre les mains d'un cercle d'amis; mais le duc me permit d'en insérer de longs extraits dans le Quarterly review, n° 140, ainsi que dans la collection de mes Essais.

En 1849, j'eus l'occasion, grâce aux bontés du feu lord Melville, d'examiner les papiers déposés à Melville Caslle, et d'en prendre certaines copies. Je n'y ai trouvé aucune lettre de M. Pitt d'une date antérieure à 1794. En 1852, j'obtins de lord Melville la permission de faire imprimer, pour nos amis, un petit volume contenant les papiers les plus importants de cette collection, sous ce titre : Correspondance secrète relative à la rentrée de M. Pitt aux affaires en 1804.

Je fais observer que les lettres de M. Pitt à son ami, avant l'élévation de celui-ci à la pairie, commencent toutes par « cher Dundas, » tandis que l'autre répond invariablement « mon cher Monsieur. »

J'ai dû la communication de documents importants

iv l* HÉ FACE.

aux bontés du duc de Bedford, de lord Sainl-Germans, de M. Dundas d'Arniston, et de quelques autres personnes auxquelles j'en adresse ici mes vifs remercîments ; je n'ai pas besoin de faire ici allusion à l'intérêt et à l'importance des collections imprimées, spécialement des papiers de lord Malmesbury, de ceux du duc de Buckingham et de lord Cornwallis, ainsi que des biographies de lord Sidmouth et de M. Wilberforce.

Staishopk.

Chevening, 23 janvier 1861.

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