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LIVRE IV

SHAKESPEARi: l' ANCIEN

Shakespeare l'Ancien^ c'est Eschyle.

Revenons sur Eschyle. Il est l'aïeul du théâtre.

Ce livre serait incomplet si Eschyle n'y avait point sa place à part.

Un homme qu'on ne sait comment classer dans son siècle, tant il est en dehors, et à la fois en arrière et en avant, le marquis de Mirabeau, ce mauvais coucheur de la philanthropie, très-rare penseur après tout, avait une bibliothèque aux deux coins de laquelle il avait fait sculpter un chien et une chèvre, en souvenir de Socrate qui jurait par le chien et de Zenon qui jurait par le câprier. Cette bibliothèque offrait cette particularité : d'un côté, il y avait Hésiode, Sophocle, Euripide, Platon, Hérodote, Thucydide, Pindare, Théocrite, Anacréon, ïhéophraste, Démosthène, Plutarque, Cicéron, Tite- Live, Sénèque, Perse, Lucain, Térence, Horace, Ovide, Properce, Tibulle, Virgile, et, au-dessous on lisait gravé en lettres d'or : Amo ; de l'autre, il y avait Eschyle seul, et au-dessous, ce mol : Timeo.

Eschyle, en effet, est redoutable. Son approche n'est pas sans tremblement. Il a la masse et le mystère. Bar-

no

bare, extravagant, emphatique, antithe'tique, boursouflé, absurde, telle est la sentence rendue contre lui par la rhétorique officielle d'à présent. Cette rhétorique sera changée. Eschyle est de ces hommes que le critique superficiel raille ou dédaigne, mais que le vrai critique aborde avec une sorte de peur sacrée. La crainte du génie est le commencement du goût.

Dans le vrai critique il y a toujours un poète, fût-ce à l'état latent.

Qui ne comprend pas Eschyle est irrémédiablement médiocre. On peut essayer sur Eschyle les intelligences^

C'est une étrange forme de l'art que le drame. Son diamètre va des Sept Chefs devant Thèbes au Philosophe sans le savoir^ et de Brid'oison à OEdipe. Thyeste en est, Turcaret aussi. Si vous voulez le définir, mettez dans votre définition Electre et Marton.

Le drame est déconcertant. Il déroute les fjiibles. Cela tient à son ubiquité. Le drame a tous les horizons. Qu'on juge de sa capacité. L'épopée a pu être fondue dans le drame, et le résultat, c'est cette merveilleuse nouveauté littéraire qui est en même temps une puissance sociale, le roman.

L'épique, le lyrique et le dramatique amalgamés, le roman est ce bronze. Don Quiehotte est iliade, ode et comédie.

Tel est l'élargissement possible du drame.

Le drame est le plus vaste récipient de l'art. Dieu et Satan y tiennent : voyez Job.

A se jilacer au point de vue de l'art absolu, le propre de l'épopée, c'est la grandeur : le propre du drame, c'est l'immensité. L'immense diffère du grand, en ce qu'il exclut, si bon lui semble, la dimension, en ce

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qu'ail passe la mesure », comuie on dit vulgairement, et en ce qu'il })eut, sans perdre la beauté, [)erdre la proportion. ]] est harmonieux comme la Voie lactée. C'est par l'immensité que le drame commence, il y a quatre mille ans, dans Job, que nous venons de rappeler, et, il y a deux mille cinq cents ans, dans Eschyle ; c'est par l'immensité qu'il se continue dans Shakespeare. Quels pers(mnages prend Eschyle ? les volcans : une de ses tragédies perdues s'appelle VEtna ; puis les montagnes : le Caucase avec Prométhée ; puis la mer : l'Océan sur son dragon, et les vagues, les Océanides* puis le vaste Orient ; les Perses; puis les ténèbres sans fond : les Euménides . Eschyle fait la preuve de l'homme par le géant. Dans Shakespeare le drame se rapproche de l'humanité, mais reste colossal. Macbeth semble un Atride polaire. Vous le voyez, le drame ouvre la nature, puis ouvre l'ame; et nulle limite à cet horizon. Le drame c'est la vie, et la vie c'est tout. L'épopée peut n'être que grande, le drame est forcé d'être immense.

Cette immensité, c'est tout Eschyle et c'est tout Shakespeare.

L'immense, dans Eschyle, est une volonté. C'est aussi un tempérament. Eschyle invente le cothurne, qui grandit l'homme, et le masque, qui grossit la voix. Ses métaphores sont énormes. Il appelle Xerxès « l'homme aux yeux de dragon ». La mer, qui est une plaine pour tant de poètes, est pour Eschyle « une forêt », àXaoc. Ces figures grossissantes, propres aux poètes suprêmes, et à eux seuls, sont vraies, au fond, d'une vérité de rêverie. Eschyle émeut jusqu'à la convulsion. Ses effets tragiques ressemblent à des voies de fait sur les spectateurs. Quand les furies d'Eschyle font leur entrée, les

femmes avortent. Pollux le lexicographe affirme qu'en voyant ces faces à serpents et ces torches secouées, il y avait des enfants qui étaient pris d'épilepsie et qui mouraient. C'est là, évidemment, « aller au delà du but ». La grâce même d'Eschyle, cette grâce étrange et souveraine dont nous avons parlé, a quelque chose de cyclopéen. C'est Polyphème souriant. Parfois le sourire est redoutable et semble couvrir une obscure colère. Mettez, par exemple, en présence d'Hélène, ces deux poètes, Homère et Eschyle. Homère est sur-le-champ vaincu et admire. Son admiration pardonne. Eschyle ému reste sombre. Il appelle Hélène fleur fatale; puis il ajoute : Ame sereine comme la mer tranquille. Un jour Shakespeare dira : Perfide comme Ponde.

Le théâtre est un creuset de civilisation. C'est un lieu de communion humaine. Toutes ses phases veulent être étudiées. C'est au théâtre que se forme l'âme publique.

On vient de voir ce qu'était le théâtre au temps de Shakespeare et de MoUère : veut-on voir ce qu'il était au temps d'Eschyle?

Allons à ce spectacle.

Ce n'est plus la charrette de Thespis, ce n'est plus l'échafaud de Susarion, ce n'est plus le cirque de bois de Chœrilus; Athènes, sentant venir Eschyle, Sophole,

et Euripide, s'est donné des théâtres de pierre. Pas de toit, le ciel pour plafond, le jour pour éclairage, une longue plate-forme de pierre percée de portes et d'escaliers et adossée à une muraille, les acteurs et le chœur allant et venant sur cette plate-forme qui est le logéum, et jouant la pièce ; au centre, à l'endroit où est aujourd'hui le trou du souffleur, un petit autel à Bacchus, la thymèle ; en face de la plate-forme, un vaste hémicycle de gradins de pierre, ciu({ ou six mille hommes assis là pêle-mêle ; tel est le laboratoire. C'est là que la fourmilière du Pirée vient se faire Athènes ; c'est là que la multitude devient le public, en attendant que le public devienne le peuple. La multitude est là en effet; toute la multitude, y compris les femmes, les enfants et les esclaves, et Platon qui fronce le sourcil.

Si c'est fête, si nous sommes aux Panathénées, aux Lénéennes ou aux grandes Dionysiaques, les magistrats en sont ; les proèdres, les épistates et les prytanes siègent à leur place d'honneur. Si la trilogie doit être tétralogie, si la représentation doit se terminer par une pièce à satyres, si les faunes, les aegipans, les ménades, les chèvre-pieds et les évans doivent venir à la fin faire des farces, si parmi les comédiens, presque prêtres, et qu'on nomme « les hommes de Bacchus », on doit avoir l'acteur favori qui excelle dans les deux modes de déclamation, dans la paraloge aussi bien que dans la paracatologe, si le poëte est assez aimé de ses rivaux pour qu'on ait la chance de voir dans le chœur figurer des hommes célèbres, Eupolis, Cratinus, ou même Aristophane, Eupolis atque Cratinus^ Aristophane sqiœ poeta\ comme dira uq jour Horace, si l'on joue une pièce à femmes, fût-ce la Wi^iWe Jlceste deïhespis, tout est plein,

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il y a foule La foule est déjà pour Eschyle ce que plus tard, comme le constate le j)rologue des Bacchide.s^ elle sera pour Plaute, « un amas d'hommes sur des bancs, « toussant, crachant, éternuant, faisant avec la bouche « des bruits et des grimaces, ore concrepario, se tou- « chant du front, et parlant de leurs affaires • 5) ce qu'elle est aujourd'hui.

Des écoliers charbonnent sur la muraille, tantôt par admiration, tantôt par ironie, des vers connus, entre autres le singulier vers ïambique en un seul mot de Phrynichus :

Archalomélésîdonophrunicherata * ,

que n'a pu atteindre, tout en l'imitant, le fameux alexandrin en deux mots d'un de nos tragiques du seizième

siècle :

Métamorphoserait Nabuchodonosor.

11 n'y a pas que les écoliers pour faire du bruit; il y a les vieillards. Fiez-vous pour le tapage aux vieillards des Guêpes d'Aristophane. Deux écoles sont en présence ; d'un côté Thespis, Susarion, Pratinas de Phlionte, Epi gène de Sicyone, Théomis, Auléas, Chœrilus, Phrynichus, Minos lui-même ; de l'autre le jeune Eschyle. Eschyle a vingt-huit ans. Il donne sa trilogie des Prométhécs : Prométhee allumeur du feu, Prométhée enchaîné^ Prométhée délivré^ terminée par quelque pièce a satyres, les Argiens peut-être, dont Macrobe nous a conservé un fragment. L'antique querelle des deux âges éclate; barbes grises contre cheveux noirs; on discute j

' 'ApxaiO{JLeXr]<ytôwvoçpuvix':^paia.

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on dispute; les vieillards sont pour les vieux ; les jeunes sont pour Eschyle. Les jeunes dc'fendent Eschyle contre Thcspis, comme ils défendront Corneille contre Garnier.

Les vieux sont indignés. Ecoutez bougonner les nestors. Qu'est-ce que la tragédie? C'est le chant du bouc. Oii est le bouc dans ce Pi^ométhéc enchaîné? L'art est en décadence. Et ils répètent la célèbre objection : Quid pro Baccho ? « Qu'y a-t-il là pour Bacchus ? » Les plus sévères, les purs, n'admettent même pas Thespis, et rapj)ellent que, pour le seul fait d'avoir détaché et isolé dans une pièce un épisode de la vie de Bacchus, l'histoire de Penthée, Solon avait levé son bâton sur Thespis en l'appelant « menteur ». Ils exècrent ce novateur d'Eschyle. Ils blâment toutes ces inventions qui ont pour but de mieux fiiire ressembler le drame à la nature, l'emploi de l'anapeste pour le chœur, de l'ïambe pour le dialogue et du trochée pour la passion, de même qu'on a plus tard blâmé dans Shakespeare le passage de la poésie à la prose, et dans le théâtre du dix-neuvième siècle ce qu'on a appelé le vers brisé. Ce sont là des nouveautés insupportables. Et puis, la flûte chante trop haut, et le tétracorde chante trop, bas, et qu'a-t-on fait de la vieille division sacrée des tragédies en monodies, stasimes et exodes? Thespis ne mettait en scène qu'un acteur parlant ; voilà Eschyle qui en met deux. Bientôt on en mettra trois. (Sophocle, en elFet, devait venir.) Où s'arrêtcra-t-on? Ce sont des impiétés. Et comment cet Eschyle ose-t-il appeler Jupiter Le prytane des immortels? Jupiter était un dieu, ce n'est plus qu'un magistrat. Où allons-nous? la thymèle, l'ancien autel du sacrifice, est maintenant un

siège pour le coryphée ! le chœur devrait se borner à exécuter la strophe, c'est-à dire le tour à droite, puis l'antistrophe, c'est-à-dire le tour à gauche, puis l'épode, c'est-à-dire le repos; mais que signifie le choeur arrivant dans un char ailé? Qu'est-ce que le taon qui poursuit lo? Pourquoi l'Océan vient-il monté sur un dragon? C'est là du spectacle, non de la poésie. Où est l'antique simplicité? Ce spectacle est puéril. Votre Eschyle n'est qu'un peintre, un décorateur, un faiseur de fracas, un charlatan, un machiniste. Tout pour les yeux, rien pour la pensée. Au feu toutes ces pièces, et qu'on se contente de réciter les vieux pœans de Tynni^ chus ! Au reste, c'est Chœrilus qui, par sa tétralogie des Curetés^ a commencé le mal. Qu'est-ce que les Curetés, s'il vous plaît? des dieux forgerons. Eh bien! il fallait simplement mettre sur la scène leurs cinq familles travaillant : les Dactyles trouvant le métal, les Cabires inventant la forge, les Corybantes faisant l'épée et le soc de charrue, les Curetés fabriquant le bouclier, et les Telchines ciselant les bijoux. C'était bien assez intéressant comme cela. Mais en permettant aux . poètes d'y mêler l'aventure de Plexippe et de Toxée, on a tout perdu. Comment voulez-vous qu'une société résiste à de tels excès? C'est abominable. Eschyle devrait être cité en justice et boire la ciguë comme ce vieux misérable de Socrate. Vous verrez qu'on se contentera de l'exiler. Tout dégénère.

Et les jeunes éclatent de rire. Ils critiquent , eux aussi, mais autre chose. Quelle vieille brute que ce Solon ! c'est lui qui a institué l'archonte éponyme. Qu'a-t-on besoin d'un archonte donnant son nom à l'année? Huée à f archonte éponyme qui a dernière-

ment fait élire et couronner nn poète par dix géne'raux au lieu de prendre dix hommes du peuple. Il est vrai qu'un des généraux était Cimon ; circonstance atténuante aux yeux des uns^ car Ciinon a battu les Phéniciens, aggravante aux yeux des autres, car c'est ce Cimon qui, afin de sortir dq la prison pour dettes, a vendu sa sœur Elphinic et, par-dessus le marché, sa femme, à Callias. Si Eschyle est un téméraire, et mérite d'être mandé devant l'aréopage, est-ce que Phry^ nichus n'a pas été, lui aussi, jugé et condamné pour avoir montré sur la scène, dans la Prise de Milet^ les Grecs battus par les Perses? Quand laissera-t-on les poètes faire à leur guise? Vive la liberté de Périclès et à bas la censure de Solon! Et puis, qu'est-ce que cette loi qu'on vient de rendre , qui réduit le chœur de cinquante choreutes à quinze? et comment jouera-t-on les Danaïdes? et ne ricanera-t-on point au vers d'Eschyle : Égyptus^ le père aux cinquante fils ? les cinquante seront quinze. Cette magistrature est inepte. Querelle, rumeur. L'un préfère Phrynichus, un autre préfère Eschyle, un autre préfère le vin miellé au benjoin. Les porte-voix des acteurs se tirent comme ils peuvent de ce brouhaha, percé de temps en temps par le cri aigre des vendeuses publiques de phallus et des marchandes d'eau. Tel est le tumulte athénien. Pendant ce temps-là on joue la pièce. Elle est d'un homme vivant. Le tumulte est de droit. Plus tard, quand Eschyle sera mort ou exilé, on fera silence. 11 convient que vous vous taisiez devant un dieu. Mquum est^ c'est Plante qui parle, vos deo facere silentium.

Un génie est un accusé.

Tant qu'Eschyle vécut, il fut contesté. On le contesta, puis on le persécuta, progression naturelle. Selon l'habitude athénienne, on démura sa vie privée : on le noircit, on le calomnia. Une femme qu'il avait aimée, Planesia, sœur de Chrysilla, maîtresse de Périclès, s'est déshonorée devant l'avenir par les outrages qu'elle adressa à Eschyle publiquement. Oq lui supposa des amours contre nature ; on lui trouva, comme à Shakespeare, un lord Southampton. Sa popularité fut battue en brèche. On lui imputait à crime tout , jusqu'à sa bonne grâce envers les jeunes poètes qui lui offraient respectueusement leurs premières couronnes: il est curieux de voir ce reproche reparaître toujours; Pezay et Saint-Lambert le répètent au dix-huitième siècle :

Pourquoi, Voltaire, à ces auteurs Qui t'adressent des vers flatteurs, Répondre, en toutes tes missives.

Par des louanges excessives?

Eschyle, vivant, fut une sorte de cible publique à toutes les haines. Jeune, on lui préféra les anciens, ïhespis et Phrynichus; vieux, on lui préféra les nouveaux, Sophocle et Euripide. Enfui, il fut traduit devant l'aréopage, et, selon Suidas, parce que le théâtre

s'était écrould pendant une de ses pièces, selon Elien, parce qu'il avait blasphémé, ou, ce qui est la même chose, raconté les arcanes d'Eleusis, il fut exilé. Il mourut en exil.

Alors l'orateur Lycurgue s'écria : Il faut élever à Eschyle une statue de bronze.

Athènes, qui avait chassé l'homme, éleva la statue.

Ainsi Shakespeare, mort, entra dans l'oubli; Eschyle, dans la gloire.

Cette gloire, qui devait avoir dans les siècles ses phases, ses éclipses, ses disparitions et ses réapparitions, fut éblouissante. La Grèce se souvint de Salamine, oii Eschyle avait combattu. L'aréopage lui-même eut honte. Il se sentit ingrat envers l'homme qui, dans tOrestie^ avait honoré ce tribunal au point d'y faire comparaître Minerve et Apollon. Eschyle devint sacré. Toutes les phratries eurent son buste, ceint d'abord de bandelettes; plus tard, couronné de lauriers. Aristophane lui fit dire dans les Grenouilles : « Je suis mort, mais ma poésie est vivante. » Aux grands jours d'Eleusis, le héraut de l'aréopage souffla en l'honneur d'Eschyle dans la trompette tyrrhénienne. On lit faire , aux frais de la République , un exemplaire officiel de ses quatre-vingt-dix-sept drames qui fut mis sous la garde du greffier d'Athènes. Les acteurs qui jouaient ses pièces étaient tenus d'aller collationner leurs rôles sur cet exemplaire complet et unique. On fit d'Eschyle un deuxième Homère. Eschyle eut, lui aussi, ses rapsodes qui chantaient ses vers dans les fêtes et qui tenaient à la main une branche de myrte.

Il avait eu raison, le grand homme insulté, d'écrire sur ses poèmes cette sombre et fière dédicace :

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