ACTE I
WILLIAM
Olivio! que fais-tu?...
OLIVIO.
N'êtes-vous pas un maître pour moi?...
• WILLIAM
Non, rien qu'un ami...
OLIVIO.
Vous croyez donc m’aimer un peu?...
WILLIAM
N’en doute pas, cher enfant! Mais voulais-tu me dire quelque chose?
OLIVIO.
Non, rien... Seulement, je pensais à votre pièce, et je faisais une réflexion...
WILLIAM
Laquelle?...
OLIVIO.
C’est qu’elle est bien heureuse d’être aimée ainsi, celte
Juliette... Adieu, William ! (il tort en courant. William va près de la fenêtre.)
HENSLOWE, à part.
Voilà mon plan... Marlowe est un bandit, niais il a fait ses preuves comme auteur; il connaît toutes les rubriques du métier, et sa pièce vaudrait mieux que celle d’un débutant a cervelle fêlée, venu on ne sait d’où. Je me résigne donc à un nouveau sacrifice pour avoir la fin du Massacre. L’hôpital est à deux pas, je cours tenter mon ivrogne avec des guinées... Pauvre argent, qu’un directeur a tant de mal à gagner!... Enfin, il le faut!... Si j’échoue, -j’aurai toujours celui-ci comme f pis aller. Osez donc dire que le bonhomme Henslowe n’est pas très-fort!... En route! (Tom miway parait au fond.) Qui demandez-vous?
H AT WA Y
Monsieur William Shakspeare?
HENSLOWE.
Tenez, le voilà qui regarde les étoiles en plein midi, (il ion.)