RÉCITATIF
Sitêt que le tomindl aura fermé tes yeux,
Je saurai si lu tncii« <rii si Je dois te croire,
El Je vais m'assurer, brigand astucieux,
Que tou adroit récit nVlatl que balançoire.
(Aoteaor i« nid i ronfler.)
Air :
Ah! bravo, tout va bien,
Il rootle, le vaurien.
Comme une ronti chasse;
Je val» pouvoir colin,
Si e’est hieii mon gredin,
Sur loi faire main basse
UNE MINUTE TROP TARD
(Anténor fai« on rooinemeck comme t’il le réicilbit.)
Ton «rit est morue «t li*n front sourtux ;
Qnelqn- & enfant, sommeille encore.
Et pub-es-lu d'uu ronflement sonore Accompagner mes clunls m* lm||< ni.
Et toi, Morpbéc, A Dieu quo je révire,
Sor ce bandit, répands tous tes pavot*;
O bon Moi pliée, exauçant ma prière,
Fais-lo dormir comme plusieurs «aboli!
Silence! silence!
Voyons : (il |>rn4 dan» w podu ou papier «ur Irqucl est écrit le *l*n*leacni de Coritirfiird./ Cheveux châtains... b siens sont blonds... mais on les teint si bien aujourd'hui; ma femme qui a les clieveus du plu? beau blond, si vous lu voyiez comme moi quand clic fait sj toilette du matin... .Mais il’ ne s’unit pas de cela; yeux ordinaires.. .Tiens les siens sont fermés; front ordinaire, nez ordinaire, menton ordinaire, teint ordinaire, tout cela c>l de la plus scrupuleuse exactitude, signe particulier, une lentille a... Ah! bigtv, Si je pouvais adroitement... fil relire du-jcrmeni le lit b de b redingote d’xsirnor.) Uni, mais ça serait trop difficile. Taille un mètre cinquaute-lnus centimètres... J'ai justement mon mètre
sur moi. (Il chertlM 4 wiejurcc Ar.léiior, qui remue tant «*»c.) Ail çà!
-cet animal-là ne peut donc pas rester tranquille, voyons; allons, bon, je trouve deux mètres vingt-sept centimètres, ça n'est pas vraisemblable. Ça ne fait rien, mes soupçons sc changent en Certitude Ct je vais... (il aperçu un purirfriiillc dan» la poche d'Auleour.) Tiens, un portefeuille, il doit contenir ses papier? : une, deux, enlevé, (il prend le purtefeuillc, Aoténor te réveille.)
ANTÉNOR. Hein! (Ariinc cache «bernent le portefeuille «tant U poète
de «Até de 100 habit.) Quel lève ridicule! Avez-vous vu le nouvel orang-outang du jardin des plantes T*
ARSÈNE. Cette question?
ami. n on. C’est que je rêvais que cette horrible bêle se penchait sur moi et me volait ma montre.
ARSENE. Hnin!
antenor. Ce qui m'étonnait d’autant plus que ladite montre est au clou depuis bientôt deux ans.
ARSÈNE, ■ f *n. Une idée... si je l'arrêtais! Il est maigre, je suis puissant...
ANTÉNOR, qui a fouille dan* tt% poche*. Ah çà ! je n'ai pins mon portefeuille. Est-ce que par hasard... Mais au fait, j etais seul avec cel homme... Ah! nous allons voir.
ARSENE, 4 péri. Tant pis, je me risquc.(m œ»rcbc«t l’un ven l’tulrc ) Voleur de bague! anténor. Voleur de portefeuille!
kn se a h le. Monsieur, pcrmetlez-moi de vous dire que vous êtes un voleur.
antrnûr. Comment?
ARSENE. Ah ! c’cst trop fort.
DÜO.
ENSEMBLE
Ali ! tu m'amuses,
Pauvre niai*;
Auu de ruses,
Je t# tonnai*.
ASSÈNE
Je «ai*, mon cher, cc que vous faite*.
ANTENOR
Moll mai», parbleu! je ne fai* rien.
ARSÈNE
Je «ai*, vous di«-je, qui vous êtes...
ANTÉNOR
Moi!
ARSENE.
Vous. .
anténor.
Qui 8ui*-jo ?
ARSENE.
Un grand vaurien!
ENSEMBLE
ARSÈNE
Il m'exaspère *.
Déjà je sens Que la colère Trouble me* sens.
Bientôt, je pense,
Tu recevras La récompense De* scélérat*.
ANTÉNOR
Il m'exaspère :
Déjà jo sens Que la colère Trouble rocs KM Bientôt, je peu»,
Il me patra,
Tant d'insnlenrc, l.o scélérat.
ANTÉNOR
Mon gaillard, soit dit ssus reproche,
Vous a*«» un joli talent :
Mou portefeuille «lu uta porbe Vient «le disparaître à l'instant.
AUÉNE, kwloniiul .on Ulil,
Vous Pave* égaré peut-être?
ANTENOR
Sou* votre habit que rarbei-vous?
ARSÈNE
Moi? rien.
AN TÉNOR
Je vous connais, mon maltro.
ARSÈNE
Voui soupçonne»?
ANTÉK01J.
Allons tou* deux.