‹ WillyChapitre 9 sur 13 · FRAGMENT INEDIT · texte numérisé non relu

FRAGMENT INEDIT

Pour Madame la comtesse A. de Chabannes.

J'ai cru que vous aviez offert Votre âme adorable à quelqu'autre, Que sa main recherchait la vôtre.

Et j'ai soutien.

J'ai cru que vous m'aviez leurré Par un serment d'amour frivole, J'ai douté de votre parole, Et j'ai pleuré

f'ai dit : Peut-être un inconnu Viendra secourir ma souffrance.

J'ai supplié, vaine espérance, Nul n'est venu.

Et triste d'un deuil incertain, Au silence de ma demeure J/ai maudit la caresse et l'heure Et mon destin.

Sur tout ce passé, ferme tes paupières,

Dors bien doucement, Je te bercerai des heures entières

Belle au bois dormant.

Il faut oublier mon doute profane

Et m'aimer un peu, Je sais des récits plus beaux que Peau d'Ane

Et que l'Oiseau Bleu.

Sous la lampe d'or dont la lueur tremble

Comme tes yeux clairs, Aux longs soirs d'hiver nous lirons ensemble

Mignonne, des vers.

Si par leur musique enivrante et mièvre

Tu te sens griser, Je saurai cueillir au coin de ta lèvre

La fleur du baiser.

Sur tout ce passé, ferme tes paupières,

Dors bien doucement, Je te bercerai des heures entières

Belle au bois dormant.

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