LA LKVÉS EN MASSE
III. Ce De fut doQc pas la levée en masse qui sauva l'armée du Rhiu daos les journées du 20, du 24, du ï2 et du 23 Boùl, lorsqu'elle ciait aux prises avec Wurmser. Les soldats luttaient sur ud sol accidenté, et auiuiés par la présence des représentants Milhaud, Borie el Ruamps, qui se portaient au milieu du feu le plus vif de i queterie. Ils disputaient le terrain pouce à pouce avec une vaillance oLstinée. L'artillerie française qui, selon le mo de Saiiil-Cyr, était alors ce qu'ily avait de plus instruit ne cessait de riposter à l'artillerie aulricbienne ei d'entreleuir des canonnades dont plusieurs, ignorées aujourd'Iiui, égalaient en iutensilé celle de Valniy. Eaiïn, et surtout, 'Wiirmser agissait seul et ne recevait des Prussiens que plaintes et railleries. Frédéric-Guillaume lui reprochait de s'isoler et de s'enfoncer trop loin. Lucchesini demandait qu'on » ôiât celle pierre d'achoppement X. Les officiers de rélal-major se moquaient de ses pandourades, le traitaient de spadassin et de ferrailleur, disaient plaisammenl qu'il allait tous les jours i la chasïe aux Français et supputaient avec une joie maligne les pertes qu'il avait essuyées : er muss sehT geschlagen sein. Et, en effet, que pouvait Wurmser avec ses 30,000 Impériaux conlre toute l'armée du Rhin? Il | n'avait pas assez de monde, et Waldeck le blùmait justement de mettre dans ses mouvements plus de housarderie que de prudence : a Ou se canonne et S8 chamaille jouruellement, écrivait "Waldeck, el on sacrifie inutilement des troupes dont le sang est si précieux à l'Kiai '.
1 Ssinl-Cyr. I, 76 ; ZeissberR, I. 208, 209, 227 ; Massenbacli, !, ISG; ravfm, Jiaufiir,RantUna, tels sont les mois ([ue les PrusiieDS emploient tou|Ours ea parlant de Wurmser ; cf. le Briefioichsct dei Striags KaH AuffHit mil Gaiihi, 1863, I. 181 (la duc de Weimar jjRile Biasi de Wurmser; ■ er Itiil ailes dièses Tûr fiicli, ohoa tiftl-ts^
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Aussi Wurmser dut-il s^arrèter. Il n'engagea le 25 août que des escarmouches insignifiantes dans les environs de Schaidt et se borna, le 26, à faire une grande reconnaissance vers Sleinfeld et Schweighofen ^
Il ne renonçait pas toutefois à son dessein de forcer les lignes de Wissembourg. Il avouait que les Français étaient <x exlraordinairement retranchés » et c pourvus d'une nombreus3 artillerie >; qu'ils occupaient une « avantageuse position ». Mais, à diverses reprises, il pria Brunswick d'attaquer Wissembourg sur les derrières : le duc, assurait-il, ne trouverait pas une vigoureuse résistance, et Tarmée du Rhin, prise à dos, ne saurait repousser les assauts que les Impériaux tenteraient sur son front en différents points. Frédéric-Guillaume, de plus en plus irrité contre TAutriche, répondit sèchement à Wurmser qu'il attendait un plan d'opérations ; qu'il ne bougerait pas tant que Lehrbach ne serait pas arrivé ; que Brunswick n avait pas emporté le camp de Hornbach et ne pouvait, en conséquence, tourner les lignes de Wissembourg; que Wurmser devait reculer, se poster entre Jockgrim et Offenbach, se lier davantage avec le corps d'armée que le roi commandait à Edenkoben; ce je ne vous donne pas un ordre exprès, disait le monarque, faites ce que bon vous semble, mais vous aurez l'entière responsabilité de vos actes. » Wurmser répliqua poliment qu'il resterait où il était;
vom Kônif? dazu zu erhalten, oder von seinem Vorhaben zu avertiren ; so slockt die Sache). •
» Zeissberg, I, 213; Gesch. der Kriege, I, 211; Gebler, 124; Wurmser établit son quartier - général à Freckenleld ; Waideck et Condé campèrent sur les hauteurs de Barbelroth ; Hotze se trouvait au centre, à Bichelberg, dans le Bienwald ; Jellachich, à gauche, s^adossait au Rhin.