‹ Wissembourg au début de l'invasion de 1870Chapitre 42 sur 49 · PANIQUE DES BAVAROIS · texte numérisé non relu

PANIQUE DES BAVAROIS

Le '23 août, se produisit un incident à la fois émouvant et burlesque.

Vers 10 heures du matin, plusieurs femmes de la campagne accourent vers la porte de Haguenau, criant :

Sie komme! sie komme ! d'Schwarze komwe auf cm' Lembergeriueeg ! (Ils viennent! ils viennent! les noirs (turcos) viennent sur le chemin de Lemberg !)

Aussitôt, on fait sonner le rappel, le bataillon de land- "wehr l)avaroise qui occupait la ville se réunit en hâte tout équipé sur la place, et Fétat-major donne les signes de la plus vive émotion. Le bruit se répand, avec une rapidité incroyable, que c'est Lavant-garde de rarmée de Bazaine qui, sortant de Metz, a marché par Bitche sur Wissembourg, pour couper la retraite à Tarmée allemande. Une vraie panic|ue saisit les Bavarois : un conseil de guerre se réunit et décide que Lon ne se défendra pas.

Que s'était-il passé?

Deux turcos, réfugiés dans la forêt après le désastre de Frœschwiller, avaient été aperçus par les femmes, dans la direction deLembach. Quelques gendarmes, expédiés en tous

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sens quelques heures après, pour rechercher ces « noirs », rentrèrent, dans la soirée, bredouilles, à Wissembourg.

Les Bavarois, honteux d'avoir laissé voir leur émotion, et irrités de la joyeuse espérance qui avait enHammé les habitants, s'en vengèrent par plus de dureté dans leurs exigences.

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